jeudi 24 décembre 2009

Entre vie et mort

La vie: ce petit bonhomme tout sourires, joie de vivre, débordant de charme. Mon neveu. 4 mois et 15 jours. Très tonique. Beau, mais beau, mais beau! Quel bonheur de te rencontrer!

La mort: elle a sauté. La question est restée en suspens. Le commissaire a dit qu'elle avait été secourue par un homme. Avant ou après? Il ne l'a pas dit. Il a fallu le coup de téléphone du frère pour savoir qu'elle avait bien sauté. Le pont était-il haut? Y avait-il de l'eau en dessous? Elle s'en tire avec une jambe cassée, un bras ou poignet cassé et deux vertèbres fêlées. Elle ne risque pas la paralysie, elle est en réanimation, intubée.

La vie. Elle aussi a un neveu. Moi le mien, j'ai envie de lui montrer la Terre entière. Il me donne envie de gagner de l'argent, rien que pour partir en vacances avec lui. Lui raconter ma vision de la vie. Lui chanter des histoires. Le faire rêver. Lui écrire des histoires. Il me fait rêver. Elle, elle ne se sent pas nécessaire, contingente.

Vent de là-bas, insuffle de cette vie, de cette envie, de cette beauté qu'elle est digne de faire sienne,
s'il Te plaît, insuffle-lui...

samedi 19 décembre 2009

Vacances avec bébé

Deux sites bien pratiques:
vacancesavecbebe.com
jeparsenfamille.com

Noël à Nice




Les yeux verts amandes


du 09/12/09.

Vacances de Noël


Je me réveille ce matin. Il n'est pas de bonne heure. Je sens qu'une lumière un peu spéciale passe par les maigres fentes du volet. J'ouvre. Ouaoh! Il a neigé. Eh oui, c'est le début des vacances!Et un goût de vrai hiver, à Nice. Je vous offre deux clichés de mes vues de balcons. Bons préparatifs de Noël!

vendredi 18 décembre 2009

Diane

Je vous renvoie vers son site.
Super assistante maternelle!
Une amie que je vous recommande.

mardi 15 décembre 2009

En bandoulière

Ma guitare a vécu ce soir un grand moment!
Après 13 ans d'hésitation, sa joueuse privilégiée, moi, a enfin décidé de lui faire subir une petite opération. J'ai tant hésité, car je pensais que de trouer sa belle caisse de Cuenca allait changer sa sonorité. Ce que j'ignorais et je l'ai appris (ou je l'ai réellement compris) ce soir: la vis n'atteint qu'une partie en bois dans la caisse, mais n'atteint pas la caisse de résonnance, donc aucun souci de modification du son.
Ce qui m'a fait me décider? Eh bien, vendredi prochain, fête à l'école. Qui a une idée pour le spectacle? Je lève timidement le doigt: "et si on chantait?" 5 minutes plus tard, une masse imprévue de filles se ruent vers moi pour me dire qu'elles sont des miennes et "quelles chansons on va chanter"? Puis viennent les inscriptions aux divers ateliers de préparation du spectacle. Pas moins de 26 filles s'inscrivent auprès de moi! J'en suis baba et toute étourdie. Alors, oui, solennellement, j'ai fait le choix d'amener, ce soir, ma guitare à "Tout pour la musique", où des luthiers, facteurs de vent exercent depuis 1930. J'ai choisi une bandoulière "Made in Drôme" (cela ne s'invente pas), d'un artisan de Romans-sur-Isère venu tout droit au magasin vendre ses belles oeuvres en cuir. L'opération a été indolore, (je n'ai entendu aucun gémissement), et sans anesthésie. Ce soir ma belle était donc fin prête à chercher avec moi les airs à proposer à ce groupe dont le nombre dépasse tous ceux déjà rencontrés dans mes expériences d'animation musicale. Après tout, quand le désir dépasse la peur, on y va (quote JJ Goldmann), alors je vais y aller...

samedi 12 décembre 2009

Calendrier de l'Avent

Merci Marie pour ce cadeau.

Calendrier de l'Avent.

Petit déjeuner

Dans un message d'un diaporama que j'ai reçu, je pouvais lire: "regarde une fois par an le soleil se lever". C'est marrant, je me suis alors rendue compte que cela faisait un bout de temps que je ne l'avais pas fait. Je me souviens de ce magnifique lever de soleil sur le Trièves...
Ce matin, sans le vouloir vraiment, j'ai assisté à cette aurore. Je sors mon petit-déjeuner (et chez moi, c'est du petit-déjeuner: fruits, pain, confiture, thé vert et même ce matin, luxe, saumon fumé!), je m'installe dans le salon aux volets grand relevés et je vois... les premiers rayons de ce jour. Au-dessus des arbres au loin, au-dessus des palmiers. Discret, vif et présent. J'aurai vu mon lever de soleil de l'année! Et je crois que je n'attendrai pas l'année prochaine pour contempler de nouveau ce cadeau de la vie.

samedi 5 décembre 2009

Partition libre

"Non, non cette année, pas d'inscription à des activités extérieures à ma formation, mais quand je peux: détente et... partition libre." D'où m'est venue cette expression?

J'ai tendance à vouloir faire plusieurs choses à la fois. A marcher et téléphoner. A marcher et lire. A repasser et regarder la télé. A écrire et écouter de la musique.Justifier
J'apprends à ne faire qu'une chose à la fois. A savourer.
Même si parfois une action peut en agrémenter une autre dominante.


Je marchais. Pas envie de téléphoner à qui que ce soit. J'ai rêvé. Puis je me suis ennuyée. Oui de l'ennui. Le silence autour. Pas spécialement quelque chose à observer. L'ennui. Et de l'ennui est née l'idée. L'idée et les idées. Bonheur et douceur.

Les murs blancs. J'ai vécu dans divers appartements. J'ai recouvert parfois certains d'affiches et de cartes en tout genre, jusqu'à ne plus avoir un espace de libre. Et puis un jour j'ai eu l'impression d'étouffer et j'ai tout enlevé. Murs blancs. Aujourd'hui, j'ai un mur remplie de couleurs et d'images aimées et d'autres blancs, sans rien ou presque. Pourquoi? Pour avoir l'espace d'y plonger le regard et de laisser naître ce qui vient.
J'ai eu le rêve d'une maison où il y aurait cette pièce blanche, comme dans la maison du Magicien (série TV). Une pièce d'où sortiraient les créations, comme les incroyables jouets que le Magicien confectionnait.

Je suis sûre que le Père Noël a une pièce comme ça dans son chalet au Pôle Nord!

WE Drômois


Samedi dernier, sur le chemin pour aller à la maison de Marthe, avec Violaine.


lundi 30 novembre 2009

Premières expériences de covoiturage

Douceur, patience, stabilité, constance, force tranquille, pacifisme, intelligence...
Merci, Vie, de me permettre de rencontrer des gens doués de ces qualités.

Bonnes routes à toi Franck, à toi et à tes deux amours de petits garçons.

Et à une prochaine fois j'espère!

Source polluée

J'ai besoin de sources, de sources où boire des eaux pures. Si une de mes sources est à moitié polluée, même de moitié, elle m'est un poison. Est-il encore nécessaire d'aller y boire.
J'ai d'autres sources. Dois-je abandonner cette source polluée?

Il est généreux en argent, mais pas en tendresse.
Il parle obscurité, souci, tristesse, diminution et refuse les mains d'espoir. Il ne comprend pas l'amitié, pas non plus l'échange, la solidarité.
Son regard n'est pas droit. Ses pensées, ses gestes parfois sont détournés, dévoyés, pervers.
Pourtant il chantonne. Pourtant il m'aime. Mal. Mais il m'aime.

A côté de lui, vit la lumière. Une lumière soumise, remplie de peur à son égard, mais si pleine de foi en la vie, en moi, si rayonnante, si souriante, si riante, comme une cascade d'eau fraîche en plein été, une cascade remplie de rires et de rêves d'enfants, pure.

Pour l'une, devrais-je abandonner l'autre?

"Ne pas prendre les choses au tragique, la vie n'est pas toujours celle dont on rêve, prendre le meilleur, laisser couler le reste, glisser sur soi, ne pas laisser ce qui est pollué pénétrer, filtrer", souffle une voix, celle de la Drôme des collines...

"Ne te fais pas de soucis pour moi, prie pour moi." Je lui répète.

dimanche 29 novembre 2009

Entre prudence et méfiance...

... la limite est frêle. Si la prudence est bonne conseillère et peut avoir pour antennes l'intuition, la méfiance emprisonne, enkilose, poisse.
Et entre la confiance et l'insouciance, il est encore une autre limite, parfois frêle.

"Tu es trop heureuse, alors je me dis que tu es insouciante, donc que tu te mets en danger." Faut-il donc paraître malheureux?
On peut sourire à la vie, voir la beauté du présent, savourer les gestes de solidarité et les échanges d'amitié et savoir que la vie peut aussi donner des coups, apporter ses malchances, ses méchancetés, ces cruautés, ces maladies, ces morts, ces peurs. L'autre n'empêche pas l'un. Avoir les deux en tête, mais préférer avoir pour dominante une paix intérieure mêlée de joie au coeur. Est-ce de l'insouciance?
Et si l'insouciance n'était pas un défaut? Et si l'insouciance n'empêchait pas la conscience? Et si on faisait un peu plus confiance en la vie? Et si les échecs et les mauvaises rencontres n'étaient pas toujours vues comme des expériences négatives? Pierre K., mon ami: "tout ce que tu entreprendras- même en cas d'échec, sera béni et finalement fructueux." Si tu savais combien ces paroles me font du bien! Je suis heureuse quand on me dit qu'on est fier de mes réussites, je suis encore plus heureuse quand on me dit qu'envers et contre tout, on m'aime, telle que je suis, avec mes gestes et mes paroles parfois décalées, avec mes étourderies, avec mes échecs, avec mes faiblesses et qu'on a confiance en la vie, en général, et pour moi.
A l'amitié!

dimanche 22 novembre 2009

Maïté Girtanner, Résistance et pardon

J'ai vu ce DVD hier soir avec Sylvie. Je crois que chacun gagne à le voir. Nous avons pu parler ensuite des pardons que nous aimerions recevoir et demander. Ce témoignage est d'une force impressionnante et le documentaire est particulièrement bien fait. Je vous le conseille vivement.

mardi 17 novembre 2009

Petit bonheur de ce soir!

On frappe à la porte de ma chambre. 21h20
"Oui?
- C'est Lucas. Ca va?
- Oui.
- Je t'ai apporté une part de gâteau, c'ets moi qui l'ait fait, un moëlleux au chocolat, il faut le manger tant que c'est chaud.
- Et en plus il y a la crème anglaise.
- Oui tu m'en diras des nouvelles."

N'est-il pas adorable?

lundi 16 novembre 2009

Comptines

Nouvelle adresse où trouver des comptines:

http://www.comptines.net/fr/discotheque.htm

Merci Sylvie!

Et je rajoute:

http://bmarcore.perso.neuf.fr/Tine/P-A002-F.html

samedi 14 novembre 2009

Louna

Mais, mais, mais je ne vous ai pas encore parlé de Louna? Quelle erreur!
Louna est la princesse sac à câlins de l'appartement.
Cette adorable petite chatte aux yeux verts amandes me réveille le matin à coups de têtes sous mes bras, mes mains et ma tête dès que mon réveil retentit, chose qu'elle fait aussi alors que je désire commencer une sieste! Elle se blottit contre moi le soir en faisant des infidélités à ses maîtres attitrés (Lucas et Hélène). Elle m'accueille quand je rentre dans l'appartement et cherche ses câlins dès mon arrivée. Du coup, nous avons nos séances "thé-goûter-câlins". Elle ne cesse aussi d'entrer et de sortir à sa guise de ma chambre. Libre. Elle a un miaulement de souris (chut, vous ne lui direz pas, einh?) mais que j'adore! (Lucas dit qu'elle ne sait pas miauler, la pauvre). Son miaulement, c'est la première chose que j'ai aperçu d'elle quand je suis arrivée. Hélène m'avait dit qu'elle était très timide. Au bout d'une heure de ma présence, j'ai entendu le son d'un oiseau. Puis j'ai vu le drôle d'oiseau: une boule de poils noirs débouler pour venir se frotter contre moi. Timide? Mais il paraît que c'est exceptionnel! Eh, eh, mon charme irrésistible!!! J'adore aussi entendre le bruit de ses pattes veloutées tranquille ou à toute allure dans l'appartement.
J'avais rêvé d'un chat noir (elle a juste quelques poils blancs à la gorge, comme un bijou), qui ne griffe (oh, elle donne des coups de pattes de velours quand elle a ses minutes joueuses) ni ne morde. Je voulais l'appeler Jacky (private joke avec Mamy Nisou... Avez-vous vu Un Crime au paradis?) Et bien elle s'appelle Louna! Tadam! Douce, vive, discrète et bien présente. Je vous laisse l'admirer:






Elle est photogénique, n'est-ce pas?

Le P'tit Lapin

Et le compagnon de mon autre poche sera le dénommé: P'tit Lapin. Malheureusement il ne va pas au bout de mon doigt, mais il peut s'animer aussi sur pleins de chansons:
"Mon petit lapin, s'est caché dans le jardin, "cherchez -moi, coucou coucou, je suis caché sous un chou." Il est caché sous un chou..." (sur un rythme de tcha-tcha-tcha)
"Mon petit lapin, a bien du chagrin, il ne rit plus, ne saute plus dans le jardin, saute, saute, saute, mon petit lapin et dépêche-toi d'aller choisir quelqu'un." (pour une ronde)
"Dans sa maison un grand cerf, regardait par la fenêtre, un lapin venir à lui et frapper ainsi..." (classique)



Si vous avez d'autres chansons de petits lapins, je suis preneuse!
Et il y avait d'autres marionnettes pour le bout des doigts à Nature et Découverte: un petit cochon, poussin, mouton, une vache, un lion, un tigre, un hippopotame, un singe, un koala... Si vous avez des chansons à leur sujet, je suis preneuse aussi, j'aurai alors une bonne raison pour les acheter.
Et si vous connaissez d'autres petites astuces pratiques pour les jeunes enfants à l'hôpital, n'hésitez pas non plus! Qu'on se le dise!

La P'tite Tortue

Bonsoir!

Après-demain, je commence un stage en pédiatrie. Une nouvelle étape pour moi: passer du côté des soignants à l'hôpital! Pour aider au maximum les infirmières, par exemple à poser une perfusion, j'ai décidé de m'acheter une arme que j'espère imparable. Son nom: la P'tite tortue!
Je peux la mettre dans ma poche et la placer au bout d'un doigt et non seulement elle peut parler: "bonjour, je m'appelle La P'tite Tortue, et je porte toujours ma maison sur le dos. Et toi, tu as ta maison avec toi?"
mais elle peut aussi danser sur des chansons où elle est concernée:
"Jamais on a vu, jamais on ne verra, la famille Tortue courir après les rats..."
"Tortue, pourquoi te tais-tu (on ne voit que sa carapace, le reste est cachée dans ma main), Tortue, tu es têtue..." (Anne Sylvestre)
"Cahin Caha la Tortue, avance au pas..." (Marie-Céline)


Je l'ai trouvé aujourd'hui à Nature et Découvertes.

mercredi 28 octobre 2009

Peinture de sable

On vient de m'envoyer ce lien. C'est impressionnant:

http://www.youtube.com/watch?v=vOhf3OvRXKg

dimanche 25 octobre 2009

Course d'endurance

Ce début d'année d'étudiante me semble être le début d'une longue course d'endurance, avec peu de répit et une soif de devenir une auxiliaire de puériculture compétente. Uf, uf... uf, uf.... uf, uf...

Une surprise nommée Sylvie

Ce début d'année d'étudiante me semble être le début d'une longue course d'endurance.
Au coeur de cette course, vous m'habitez, vous êtes là, chacun, dans les strates de mon être. Dans le bus, dans la marche, dans un songe, vous êtes là.
Et puis vous apparaissez de chair et d'os, comme cet après-midi, surprise.
J'ai sorti ma dînette de princesse, le thym de mon grand-père, le miel du marché, les confitures de mes parents, le pain d'épeautre bio, mes fromages de soja, mes fruits dans leur assiette de soleil et j'ai été hôtesse. Et comme nous avions tant de choses à dire, tu m'as accompagné dans mes gestes du quotidien: de l'étendage, du repassage. Paroles de soeurs. Comme cela fait du bien. Un coeur à coeur. Des paroles sans tabous. Qui mènent à Dieu, forcément. Car que dire de plus, sinon: merci Seigneur. Merci pour le don de l'amitié. Merci pour ces relations que tu tisses qui font tant de bien, qui même mènent à des guérisons. Si je n'ai malheureusement pas toujours le temps de venir prendre ton pain sur ma route, tu me l'envoies, Toi, le si bienveillant. Respiration du premier jour, pour mieux accueillir les six autres suivants.

Que Dieu vous bénisse!

Hugues Aufray

En prenant mon petit-déjeuner ce matin, j'ai regardé:
Thé ou café sur Hugues Aufray.

Je prolonge ce lien par celui-ci.

Cela me donne des idées de cadeaux...

vendredi 23 octobre 2009

Contons

Un site qu'une amie me fait découvrir. Une mine pour tous les amoureux des contes.


mercredi 21 octobre 2009

Pour notre planète

jeudi 8 octobre 2009

Salon du maternage

Quel dommage, je ne vais pas pouvoir y aller ce dimanche: mes soirées devraient être consacrées à l'étude, mais je n'arrive pas bien à étudier après ces longues journées, alors je me réserve pour le week-end. Espérons que ce ne soit pas la dernière édition de ce salon qui se promet très intéressant.

La mer




Je découvre que la mer est toute proche de mon lieu de stage, un quart d'heure à pied, alors j'ai fait un bon pique-nique à midi sur la plage avant de me laisser bercer dans une douce sieste méritée. Bonheur...

mardi 6 octobre 2009

Premier jour de stage

Je découvre tant de choses chaque jour, chaque jour étant "le premier jour de ", mais le rythme va vite, très vite, je n'ai presque pas le temps de vous faire partager mes émerveillements. Dommage, car ils sont si nombreux, alors je vais essayer de m'y remettre, essayer...

Aujourd'hui: mon premier jour de stage d'élève auxiliaire de puériculture. J'ai beaucoup observé, j'ai aussi osé dire ce qui me choque. Demain, 2e jour d'observation, je vais essayer de dire ce qui me surprend positivement.
Les sourires du jour: Diego, 13 mois, qui marche, qui dès la première heure de ma présence, vient me tendre toutes les balles de couleurs qu'il peut ramasser, pour finalement se blottir contre moi avec un magnifique sourire.
Baptiste, 9 mois, que j'endors à la sieste de fin d'après-midi avec un petit balancement du bout des doigts dans le dos. Ses paupières se closent doucement, je soulève légèrement les doigts, je les laisse en suspens au-dessus de lui, je lève la main vers le haut du lit, je reste debout à côté, puis je m'éloigne, il est bel et bien endormi, et sourit aux anges.

Colibris


Je touche malheureusement le RSA, je ne me permets donc pas de participer aux colibris, mais dès mon diplôme d'auxiliaire de puériculture obtenu et mon premier emploi atteint, je serai parmi eux, pour sûr. Et vous, qui avez votre SMIC ou plus, je vous encourage, allez-y!

vendredi 25 septembre 2009

Hygiène de vie

On m'avait dit, il faut manger équilibré.
On m'avait dit, il faut dormir suffisamment et correctement.
On m'avait dit, il faut faire une activité physique.
On m'avait dit, il faut vivre sa spiritualité.
On m'avait dit: quand tu intellectualises trop, reste en contact avec la nature, avec tes sensations. Ôter sa paire de chaussures pour toucher ces herbes, sentir le vent envelopper son corps, fendre l'eau pour laisser couler la vie.

Cela demande de la rigueur.

Mais on ne m'avait pas dit, qu'il fallait rêver.

Rêver... s'évader ailleurs... chevaucher les éclairs blancs, embrasser les chats angoras, sculpter dans la glace et danser avec des paires de ciseaux...
Nécessaire, vital.
Sinon ma terre intérieure s'assèche. Mon jardin secret jaunit.
Oui, non pas sombrer dans les méandres des raisonnements incohérents, non pas alimenter une excitation, simplement laisser couler le flot de fantaisie qui fait que la vie étincelle. Laisser le quotidien prendre une dimension autre, celle de l'unique, celle qui vaut d'être vécue. Rêver pour mieux vivre. Comme le repli nécessaire avant la socialisation, comme la régression nécessaire pour mieux prendre son élan, comme l'inspiration pour l'expiration.
Grain de sable, à l'origine de tout Fantasia, contre le néant. En douceur.
Comme une droguée, j'ai besoin d'une dose, une dose de rêve.

Rêvons...

mercredi 23 septembre 2009

Les petits bonheurs de ma nouvelle vie à Nice

- Par delà les bruits des autos, entendre les oiseaux de la végétation en bas de mon balcon.
- Voir Louna, la chatte de la maison, courir vers moi quand j'entre dans l'appartement.
- Après que mon réveil ait sonné, Louna me faisant des câlins pour mieux me réveiller.
- M'immerger dans l'eau froide de la piscine découverte en ces premiers jours d'automne et nager une demi-heure.
- Me plonger dans la popotte chaque soir au moins une heure, créant toujours de nouvelles recettes.
Et la suite me viendra peut-être tandis que je révise mon cours de sociologie pour demain...

dimanche 20 septembre 2009

Boris Cyrulnik

Aux détours de mes recherches pour la sociologie, je tombe sur cet entretien fort intéressant.

samedi 19 septembre 2009

Mais n'te promène donc pas toute nue

Petit théâtre de poche: 5 rangées. Tout en rouge. Nous étions au 2e rang pile au milieu.
Rideau rouge au pied du 1er rang. Scène derrière. Acteurs très proches.
Étonnant. Rires. Trop court.

Avant le spectacle, une socca et une tarte sucrée aux blettes.

Mon cadeau d'anniversaire à ma marraine Sylvie. Heureuse. Moi aussi.

En niçoises!


samedi 12 septembre 2009

Sites pratiques

Pour trouver des billets de spectacles par chers:
http://www.billetreduc.com

Le Allocine des livres:
http://www.libfly.com

mardi 25 août 2009

Nouveau chapitre

Je passe ma dernière nuit de castelneuvoise, demain je serai niçoise!

J'ai passé trois ans et trois mois ici. Cela me fait tout bizarre de commencer un nouveau chapitre dans ma vie.

mercredi 19 août 2009

Maurice Caillet


La même amie qui m'a parlé de la spiruline m'a parlé aussi de Maurice Caillet, auteur entre autres du livre Rien n'est impossible à Dieu. Je viens de dévorer celui-ci pendant mon petit séjour à Nice, en marchant, en attendant le bus et dans mes petits moments de pause, en quelques jours. Recueil de témoignages saisissant de ce que Dieu accomplit de nos jours. Si seulement les journaux pouvaient se faire le relais de tels faits plutôt que de recenser tous les crimes et perversions qui se passent quotidiennement. Un livre qui renforce la foi et la purifie de ses fausses croyances. Je vous le conseille vivement.

mardi 18 août 2009

Harry Potter et le prince de sang-mêlé

Dimanche, je suis allée voir Harry Potter VI.
En bref:
Déception d'un tel éloignement du livre:
- la scène de départ avec la serveuse?
- c'est Luna qui trouve Harry dans le train au lieu de Tonks.
- des remarques de Dumbledore sur la vie affective de Harry, notamment sur sa relation avec "Miss Granger".
- l'absence totale de Fleur et de Bill
- Tonks est présenté tout de suite comme aimant le professeur Lupin.
- invention de la scène de destruction de la maison des Weasleys: à quoi ça sert, à part pour que Ginny se jette dans les bras de Harry?
- la déformation de motif de Harry pour se rendre auprès d'Hagrid quand il boit Felix Felicis, ce qui mène Harry a être arrogant.
- L'absence d'explication au sujet de la carte des maraudeurs: on ne sait pas que Harry est obsédé par l'endroit où se trouve Malfoy.
- on ne voit pas Harry prévenir Dumbledore de ses doutes ou certitudes au sujet de Rogue et de Malfoy.
- Harry est libre de ses mouvements pendant la mort de Dumbledore. Rogue le voit.
- Absence d'enterrement de Dumbledore.
- Harry ne demande pas à Ginny de se séparer. Ginny semble beaucoup plus présente que dans le livre.

J'ai été décontenancée des infidélités de l'adaptation cinématographique par rapport au livre si riche et cohérent. D'autre part, je pense que le film est difficilement compréhensible par quelqu'un n'ayant pas lu le livre, paradoxalement. Et puis comme je les ai tous lus et vus en anglais, le changement des voix et des noms m'a troublé un peu. Il y avait aussi deux nanas qui gloussaient et faisaient leurs petits commentaires à quelques sièges derrière moi de temps en temps, malgré mes "chuuuuut": grrrrr.

Mais bon, je trouve quand même qu'une fois de plus ce film complète bien mon imagination: par exemple au sujet des soirées chez Slughorn, ou pendant la lutte de Dumbledore et Harry, je ne voyais pas le feu aussi impressionnant. Et je trouve toujours les décors et les paysages superbes.


Et toi, tu en penses quoi?

jeudi 13 août 2009

"Ca ne fait rien [si elle te rejette], disait monsieur Ibrahim. Ton amour pour elle, il est à toi. Il t'appartient. Même si elle le refuse, elle ne peut rien y changer. Elle n'en profite pas, c'est tout. Ce que tu donnes, Momo, c'est à toi pour toujours; ce que tu gardes, c'est perdu à jamais!"

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran,
d'Eric-Emmanuel Schmitt.

lundi 10 août 2009

Notre Dame d'Ay

Demain, je compte aller au sanctuaire Notre Dame d'Ay, en Ardèche, à une demi-heure d'ici. Là, pas de communauté, mais une exposition et un site où je souhaite flâner.

Triors

Une famille d'amis voulait me faire découvrir la messe dite en latin à l'Abbaye Notre Dame de Triors, habitée par une communauté de moines bénédictins. Je pouvais ce dimanche. Très différent de la messe habituelle... J'ai aimé. Je me demande si Bruder Martin, de la communauté bénédictine de Disentis, en Suisse, chante et prie de la même manière. Je vous avoue avoir surtout prié pour le petit nouveau de notre famille, Pierig.

samedi 8 août 2009

Lamas des plaines


Suis-je retournée au Pérou?
Hélas non. Je suis simplement allée sur les plateaux en haut de mon village! Et oui! Une jeune femme y est passionnée de lamas et pratique la zoothérapeute et la sophro-relaxation avec ces animaux superbes. Il n'en existe que deux centres en France actuellement.
On commence la visite par la rencontre de Chouchou le chien, puis Pimpin le lapin, puis les femelles lamas timides et leurs petits de 2 et 3 mois et enfin par les mâles audacieux qui viennent faire des "bisous" et des câlins. Charlène n'est pourtant jamais allée au Pérou, même si elle en rêve. Elle vend de l'artisanat de ce pays dans un petit magasin.
C'est drôle, sur le plateau, à un croisement, on a le choix soit d'aller vers la chambre de Marthe Robin, soit d'aller vers les Lamas des Plaines, deux destinations trésors.

Pierig

Je suis Tata de Pierig (petit Pierre en breton) Yann Axel depuis 7h31 aujourd'hui! Bonheur!

jeudi 6 août 2009

Rose


Je mets aujourd'hui cette longue jupe. Inconsciemment, je m'habille de cette couleur qui m'envahit depuis toutes ces bénédictions que j'ai reçues ce week-end, pour mon chemin à Nice. Je ne suis plus sur mon sentier brumeux où luit à l'horizon une lumière qui me guide, j'entre dans un chemin aux teintes rosées, teintes qui envahissent les termes de "formation d'auxiliaire de puériculture". C'est habillée ainsi que je vois Marie-Agnès pour la dernière fois de ce chemin partagé ensemble. C'est aussi la teinte des bougainvilliers de la carte que je lui ai remise et de ces fleurs pointues tendant leurs pétales à travers l'herbe grillée de ce jardin, jardin que j'ai vu sous toutes les saisons. Un aurevoir et des gestes qui m'envoie vers des pas plus légers.
J'ai affirmé souhaiter garder une "partition libre" pour mes temps de repos, comme une promesse de laisser cette couleur du bonheur et ses papillons jouer leurs notes sans entrave. Et si l'anagramme lançait sa gamme? Oser...

Références d'auteurs

On me donne ces références:
Klaus Holizka Mandalas chrétiens

Patrice Gourrier:
Huit jours pour reprendre souffle.
Talita koum

Jacques et Raïssa Maritain:
Les grandes amitiés

Léon Bloy:
La femme pauvre
Le désespéré

Caroline Eliacheff:
A Corps et à cris: être psychanalyste avec les tout petits

Visite au Carmel de Marie, Vierge Missionnaire

Le week-end dernier, j'ai découvert un bijou dans son écrin: la communauté nouvelle du Carmel de Marie, Vierge Missionnaire. Il s'agit d'une petite communauté, unique en France, de frères (4 actuellement) et soeurs (7 actuellement), en habits de religieux vivant ensemble. Ils sont quasiment tous musiciens, et cela s'entend: de belles voix, des jeux d'instruments mélodieux, des psaumes chantés très harmonieusement... On dirait que les anges se font entendre au coeur de cette montagne du Pradier. Il est prévu que les bâtiments déjà jolis, en belles pierres, vont devenir terre d'accueil pour l'hôtellerie et vont s'agrandir de 14 ermitages. La chapelle, elle, deviendra salle de conférence et une église simple mais plus grande va pouvoir accueillir tous les gens de passage. La communauté est semi-érémitique et missionnaire.

Avec Violaine, nous nous sommes assises, à côté de la cloche qui rythme la journée et nous avons écouté le son de la source coulant comme à l'infini dans le beau jeu de bassins centraux. Nous nous sommes amusées avec la myriade de paires d'ailes flânant dans cet arbre que l'on surnomme "l'arbre à papillons" tant ces insectes-oiseaux y sont nombreux. Un rare pouffe de lavande en fleurs dans le jardin nous a aussi permis de les contempler. Nous avons grimpé comme de petites chèvres dans la montagne dans laquelle des tas de petites sauterelles semblaient vouloir nous montrer le chemin. Nous avons longé les flancs du Pradier par des sentiers dans la forêt. Nous avons trouvé des bâtons comme compagnons de marche. Puis un orage, offrant ses tonnerres de bénédiction au coeur de la nuit (allez savoir pourquoi, sous le ciel bleu du samedi, j'avais murmuré en mon esprit "ce serait parfait s'il y avait en plus un orage cette nuit"_ aimant cette sensation d'être en sécurité dans un lit quand le ciel abreuve abondamment sa terre d'eau et de lumière) a laissé place au matin à des foulards de brume drapant les montagnes et la forêt, et volant au vent. La nature estivale semblait battre la symphonie de notre rencontre avec cette communauté si rayonnante.

L'amitié sait s'y loger. Tout comme le regard de douceur, de paix et de lumière de notre Seigneur qui s'est versé en moi.

En partant, Violaine et moi avons rêvé de revenir en automne, en hiver et au printemps.

Nos trajets aller et retour ont encadré avec grâce cette perle de week-end. Ils se sont apparentés à plusieurs moments à des aventures. Ils ont laissé aussi la place à la prise de beaux clichés. Ils ont été le lieu d'écoute du récit de la vie et des extraits d'oeuvre de Tchaïkovski, de poèmes chantés de Marcel Van (fondateur de la communauté), d'une conférence du Père Marie-Michel. La dernière petite route allant jusqu'à la maison de Violaine a même offert sur la colline de St Martin d'Août un très beau feu d'artifice, remplaçant celui du 14 juillet que nous n'avions pu aller voir, comme l'éclat d'un clin d'oeil de clotûre du ciel, oeil bienveillant de la lune ce soir-là toute ronde.




Coupelle menstruelle

Désolée pour les âmes sensibles qui évite le sujet, je tiens à faire part de cette découverte.

Cette invention, datant pourtant selon certains de 1930, est vraiment intelligente: économique (revenant dix fois moins chère que les pratiques "classiques" des serviettes et tampons), écologique, respecte notre organisme... Il est incroyable qu'on n'en trouve pas en pharmacie et qu'il n'y a pas plus de publicité autour. Je vous invite à explorer le site de Fleurcup et les forums de discussions de Doctissimo (vous pouvez cliquer ici aussi) que vous soyez homme ou femme, c'est intéressant et carrément convaincant. Vous me direz: oui, mais il faut essayer. Eh bien, n'hésitez plus à me poser vos questions: c'est essayé et adopté!

La spiruline

Au détour d'une amitié, au détour d'une rencontre, au détour d'une discussion, j'apprends ou plutôt je réapprends (car j'avais vu un bref reportage sur ce sujet sur un journal TV de 20h en septembre dernier), qu'il existe un moyen naturel et simple d'enrayer la malnutrition dans les pays africains: la spiruline. Il s'agit d'une algue aux propriétés exceptionnelles. Une fois séchée et réduite en poudre et consommée à hauteur d'une cuillère à café par jour pour un enfant et une cuillère à soupe pour un adulte, la spiruline est très bien assimilée et les carences sont comblées. Cure pour gens en relative bonne santé ou élément vital pour une population ne mangeant que du mil, la spiruline paraît être un élément miracle. Je vous invite à vous pencher sur la question, notamment en regardant sur le site d'Antenna Technologies.



Quand le monde peut devenir meilleur...

jeudi 30 juillet 2009

Tissu

Avec du fil et une aiguille, je peux faire...

Bravo pour la créativité!

jeudi 23 juillet 2009

Que préférez-vous?


















Avant, le mardi 07 juillet et après, le jeudi 09 juillet (cheveux encore humides).

Le tombeau des lucioles


Vous ai-je déjà parlé de ce film sublime?
Certains pleurent à la fin, moi je suis submergée par l'euphorie de l'enfance dans ce qu'elle a de beauté éternelle. Pluie de lucioles, viens comme des flocons de neige lumineux nous immerger dans ces rires cristallins!

Le goût de la menthe

Je passe ma langue sur mes lèvres, un goût frais se répand sur elles: comme celui de la menthe. Pas celui de la pâte à dents ou celui de la gomme àmâcher, non celui de la plante fraîchement coupée. Ce goût léger m'enveloppe du goût de l'été, du taboulé libanais, du thé marocain. Et quand ma langue revient dans son palais, elle sent le sel piquer le goût frais. Je ne cherche pas à reconnaître, je sens, c'est tout.

mardi 21 juillet 2009

The Reader

Sur ce blog public, je ne peux partager avec vous que les questions qui me viennent après avoir vu ce très beau film:
Pourquoi Anna envoyait-elle à la mort ses lectrices?
Pourquoi Michaël est-il si réticent à prendre sa main quand il retrouve Anna?
Pourquoi Anna ne prévient-elle pas Michaël de son départ cet été-là?
J'ai mes propres réponses, à part pour la première question. Je serai curieuse d'avoir les vôtres, réponses et questions comprises.

lundi 20 juillet 2009

Saisir le moment avant qu'il ne fuit...

Je sors de mon travail, travail somme toute sympa: des collègues ouvert, notamment ma coéquipière de l'après-midi Sandrine, tout sourire; un cadre de vie très beau, des résidents pour ce jour sans problème. Je sors et je vois ce splendide panorama devant moi: à droite les moutons broutent et bêlent, en face un magnifique soleil couchant donnent des couleurs rosés aux nuages, des champs d'abricotiers chargés de fruits promettent leurs rondeurs, un doux parfum d'herbe fraîche plane dans l'air. Alors j'entre dans ma voiture et je mets de la musique country mes fenêtres grandes ouvertes. Harmonie. Impression d'une harmonie, je me sens comme dans un film, vivre comme un poisson dans l'eau dans ces collines qui m'offrent leur espace et une bouffée de reconnaissance à la vie s'invite à la soirée...

lundi 13 juillet 2009

Mika encore un peu!

Un jour je vous parlerai du concert, ce soir je vous invite simplement à aller voir là:

Lollipop
Grace Kelly (version française)

extra!

Soeur Marie Keyrouz

Grâce à un cadeau de mon parrain pour mon anniversaire, je redécouvre la voix et l'âme de

En faisant la vaisselle le soir, j'aime écouter de la musique ou des contes audios. Ce soir, j'ai mis soeur Marie de Keyrouz. Papy n'apprécie pas, en revanche cela rappelle à Mamy quand elle se mettait au balcon, l'été, après souper, chez sa grand-mère Renard, au 18 rue d'Algérie, en face d'un café arabe, à Tunis. Elle profitait du bon air et aimait cette musique qui sortait de ce café. Moi je trouve cela agréable à écouter et intriguant de savoir que ce sont des chants chrétiens. Cela mêle chez moi diverses impressions: je me sens portée en Orient, invitée au coeur de mystères chrétiens et introduit auprès d'une cantatrice et de ses classiques. Envoûtant.

dimanche 12 juillet 2009

Le signe des gémeaux

Mon nom apparaît sur l'Impartial de la Drôme. Dites-moi ce que vous en pensez.

jeudi 2 juillet 2009

Bretagne, la plage de St Jude

Le temps s'arrête. Les sens battent. Regarde, la mer roule son écume traçant ses ombres sur la rive. Du sable fin, beige, sautent de petites crevettes de mer. Les nuages gris sont menaçants, pourtant le drapeau est au vert. Ecoute, l'eau rythme sa course dans un souffle apaisant. Une hirondelle appelle, un goéland répond. L'océan. L'océan s'ouvre à moi. Je ne l'ai pas vu depuis cet hiver. Comme aujourd'hui il n'y avait personne. Respire. Le parfum est léger, le naturel de tes ourlets d'algues. et si tu colles un peu ta langue au palet, tu goûteras un peu de ce sel, vital en petite quantité, nocif en trop grosse, comme beaucoup de choses dans cette vie de nuances. Touche. Tu peux peindre de tes doigts les bords des nuages, le granuleux du sable doux et l'onctuosité de la mousse de l'eau. tout cela, c'est ton premier nouveau contact avec ce monde hors du temps, hors des pressions. J'inspire, j'expire, j'inspire, j'expire. Tes sens de jumeau aiment-ils comme les miens ce bijou terrestre qui me fait tant de bien?

mercredi 24 juin 2009

Birthday

Merci à vous de penser à mon anniversaire. Ma journée a été ponctuée d'attentions qui m'ont touchées: de mon pain préféré au petit-déjeuner à une bonne amie qui m'a chanté "Happy birthday" à sa manière sur mon répondeur, en passant par la livraison d'un beau bégonia blanc à la maison de la part d'une autre bonne amie. Ce soir j'ai regardé le documentaire Home, que j'avais enregistré et pas eu encore le temps de regarder. Je conseille à chacun de le voir et revoir. Et surtout de réfléchir aux solutions pour préserver ce qui existe encore. Je vous mets ce lien vers le site de l'association fondée par Yann Arthus Bertrand.


Encore une fois merci beaucoup!

mardi 23 juin 2009

La guitare et la plume

Un professeur, M. Mateoli, si je me souviens bien, nous avez dit une fois: on ne peut parler et écrire, soit on exprime ce qu'on a à dire à l'oral soit on le fait par l'écrit, on fait difficilement les deux. Je vois que c'est la même chose entre pratiquer la guitare et écrire: soit je répète et joue de la guitare, soit j'écris. Mon audition est samedi, alors l'écrit patiente.

Petite guitare, bientôt tu iras un peu au placard, la plume attend, elle, pour en sortir...

lundi 22 juin 2009

Baby sister toujours en action

Ma petite princesse, "non pas princesse", ah, ma petite fille, "oui, c'est ça, je suis une fille", bon, tu vas dormir comme un ange, je te souhaite une bonne nuit.
Il s'agit de Lison, juste avant de dormir.

"Isabelle?
- Oui?
- Avant de te coucher tu enlèveras ta couronne?
- Oui, pourquoi?
- parce que tu pouvais oublier de l'enlever, comme Rémy qui oublie qu'il a des lunettes.
- oui ne t'inquiète pas, je vais l'enlever."
Il s'agit de ma couronne de lierre que Baptiste m'a offerte, et que j'ai mise avant de lire l'histoire, ma couronne de "conteuse".

Trois enfants adorables: Lison, Baptiste et Rémy. A garder et regarder autant de fois qu'on me le demandera et que je pourrai les garder, sans souci.

dimanche 21 juin 2009

Ma reine

Ma reine, en belle robe bleue de chambre, vient me remercier d'avoir fait la vaisselle:
"à ton service ma reine". Et hop, elle m'attrape les mains et je lui fais un bisou. Ma reine si radieuse, je ne pourrais l'emporter dans mes bagages. Mais après ces trois ans presque et demi, je l'emporte dans mon coffre à trésor interne, ce coffre que nul peut me voler.

mardi 9 juin 2009

Same Mistake

Est-ce à force d'écouter des chansons qui parlent de Mistake, que j'en fais autant, des erreurs...
Ne rien regretter, il me faut réécouter Edith Piaf!

lundi 8 juin 2009

Bijoux de l'âme

Cette petite rose dont on peut égrainer les pétales, je l'ai mis autour de mon poignet et les images qui ont traversé mon esprit étaient si fortes que je n'ai pu dormir. Alors je l'ai enlevé.
Ce portrait ovale si doux découvrant ton épaule dorée, je l'ai depuis bébé et je le porte baignée de ta douceur et là je dois l'enlever et j'ai peur de nouveau de ne pas dormir ou de mal vivre.

Je te fais confiance pour envelopper de toute manière mon esprit. Qu'importe les bijoux. D'or miré, comme un miroir de ton regard en moi.

Censure

Elle me dit que pour écrire, je dois penser au lecteur... Quand j'écris, je pense à une personne en particulier à qui je voudrais dire quelque chose, ou d'après un besoin, le besoin de crier une joie, une envie de partager, une nécessité de pousser une colère ou de m'exprimer tout simplement. Est-ce que je pense tant que cela à mes lecteurs? Pas tant, sinon je n'écris plus! J'écris, puis je relis, et en fonction du lieu d'apparition du texte, je censure plus ou moins et/ ou je le remanie. Et je me rends compte que je censure de plus en plus...

samedi 6 juin 2009

Vert toi

Toujours garder espoir, toujours croire en de jours meilleurs dans les moments sombres. L'envie de vivre dépasse celle de mourir. Vivre. Je n'avais que ce mot à la bouche dans ma promenade indispensable de tout à l'heure. Quand j'ai vu ce grand champs de blé jeune vert sombre, sur fond d'herbe plus clair, et arbres émeraudes, ce camaïeu de vert jusqu'à l'horizon, j'ai senti comme un air du Machu Picchu, un poumon de la terre en train de battre plus fort, tellement plus fort...

dimanche 31 mai 2009

Je t'adore

Tu lances en moi comme une boule de feu.
Un flot d'énergie.
Tu me parles à moi, comme si j'étais seule là-bas.
Tu me parles et m'éclaires.
Tu es le meilleur psychologue, le meilleur ami qui soit.
Tu me dis: "tu es la plus belle des fleurs"
et je trouve à te répondre: "tu es le plus beau des accueillants"
et quand je t'entends dire "tu es la plus belle des fleurs" à cette si belle femme noire qui vient d'arriver, après un mouvement de déception, je me rappelle que tu es
"le plus beau des accueillants".
Tu m'aides à relever la tête, à garder un sourire debout, à croiser les gens sans baisser l'échine, à répondre avec clarté au passant qui demande sa route, à prendre en stop cet homme avec son enfant.
Je ne t'ai pas beaucoup adoré ce soir, tu m'as aidé à être davantage.
Tu me donnes plus que des amis: des parrains et des marraines. Tu me rappelles qui sont mes fées et mes anges. Et tu me rappelles et même tu m'apprends qui je suis. La logique, le sens, le caractère précieux de la vie, de ma vie.

Je peux te les dire, à toi, ces trois mots que je ne dis à aucun.
Et pourtant ce n'est pas dans un ordre ou dans un couvent que tu me veux. Tu me pousses, tu m'invites, et je te soupçonne même de m'envoyer ces maladies pour m'éviter de me perdre.

Tu m'appelles et chaque rendez-vous avec toi est un cadeau si précieux, que je les attends, chacun, avec impatience. Et c'est sur la nocturne en mi bémol majeur op. 9 n°2, Andante, de Chopin que je t'écris cela.

Bien à toi et avec toi.
la rêvée conteuse.

Péché mignon

Qu'un oiseau soit retenu par une chaîne ou par un fil,
c'est la même chose, il ne peut pas voler,
il n'y a pas de péché mignon.

samedi 30 mai 2009

Et les fraises?

Entre deux chapitres, je prends un petit quart d'heure de cueillette: résultat de cette première, 1kg250 de belles petites fraises odorantes et goûteuses (mon appareil photo est en réparation, alors je vous laisse simplement les imaginer). Les demoiselles étaient encore plus pudiques que les cerises, à se cacher entre leurs feuilles mais paradoxalement à faire la conversation avec escargot, araignées et insectes de tous genres. Un régal pour les doigts tout rosés!

mardi 26 mai 2009

O

Dans l'alphabet des éléments, je demande l'o. Je ne pense plus à rien. Je glisse sur l'eau. Personne dans les lignes, je n'ai plus à me soucier de la place que je prends, alors j'y vais de mes grands gestes. Brasse sur le dos, j'adore. 36 000 pensées et rêves m'ont traversé l'esprit, mais là, je ne pense qu'à l'eau. Je nage dans la hauteur de la piscine, je fais le "dauphin", dans l'haut. Le ciel est quadrillé, mais ce n'est pas grave. Juste l'eau qui coule, passe, me modèle, à moins que ce ne soit moi qui la modèle. Parfois dans l'effort, l'eau se fait alors pâte, parfois dans la fluidité, l'eau se fait alors ruisseau. Je pirouette sur moi-même basculant du ventre sur le dos et du dos sur le ventre, je galipette en arrière. Et je nage.
Comme dans cette petite maison sur les hauteurs de nos collines où j'aime aller me réfugier, j'aime aussi me fondre dans cette dimension qui ne laisse que l'impression du bonheur à mes sens: c'est l'o de tout mandala, l'o de toute cellule, l'o de notre état premier, l'état où nous avons tous été premiers, sans concours, ni diplômes. Une longueur, et je tourne, une longueur et je tourne. Et si tel était l'infini? Mais l'eau est trompeuse, elle est précieuse, rare malgré ses cycles.
Petite perle, je te chéris, merci.

dimanche 24 mai 2009

Cerise

Les cerises commencent à rougir
Elles viennent de voir le soleil
et comme elles sont timides...

mercredi 20 mai 2009

Auxiliaire de puériculture

Parce que ce blog est aussi le lieu où je vous donne de mes nouvelles:
j'ai su il y a quelques quarts d'heure que je suis prise à l'école la Croix Rouge, de Nice pour suivre une formation d'auxiliaire de puériculture.
Je suis 47e sur les 800 candidats du départ. Je suis très heureuse.

Je sais aussi que cela va marquer dans ma vie une nouvelle étape:
une ville, de la famille (oui mon parrain et ma marraine, cousins de mon père, habitent là-bas avec leurs parents et leurs enfants), des personnes... à découvrir.
Après trois ans de vie avec mes grands-parents (le 15 mai dernier, cela se fêtait),
je vais les quitter pour suivre de nouveau une formation interactive,
avec 595h d'enseignement théorique et pratique et840h de stages.

A moi l'Azur!


lundi 18 mai 2009

Baptême dans l'esprit saint

Un bon bain d'esprit saint avant l'heure,
ça réjouit le coeur.

Nouv'ailes

Je rapporte cette blague d'une soirée exceptionnelle au milieu de mes sister favories. Racontées par elles en outre, cela ajoute encore plus d'énergie aux zygomatiques:

Il s'agit d'une jeune fille qui ressort d'une soirée passée avec la communauté des Béatitudes. Rempli de l'esprit charismatique à souhait, elle retrouve le lendemain son groupe d'amis ordinaire. Ils se promènent ensemble et elle s'exclame: "oh merci Seigneur pour les fleurs!", "oh merci Seigneur pour le bruissement des feuilles d'arbre", alors ses copains se demandent ce qu'elle a, elle est dérangée aujourd'hui, et puis soudain, un oiseau dépose, plash, en plein sur sa tête, alors les copains se demandent bien ce qu'elle va dire et elle:
"oh merci Seigneur parce que tu n'as pas donné d'ailes aux vaches"!

La Baz'art des mots

Il est grand temps de vous parler de ce petit lieu bijou:
un passionné de lecture passe du métier d'éducateur spécialisé à celui de libraire et cela donne:

Le baz'art des mots

avec bar à thés (bonheur)
expos ( à tout vent)
rencontres avec auteurs, conteurs, spectacles (et la culture pousse!)

Longue vie à ce lieu et à ses idées. J'en aime encore davantage mon petit coin de Drôme.

Blue Eyes, Mika

Le nouveau morceau que j'écoute en boucle.

En plus sachant que, veinarde que je suis, je vais aller le voir au cirque d'hiver de Paris le 12/06, dernière date de sa tournée acoustique,

I'm singing, full of joy:


"Your heart is broken
To your surprise
You’re sick of crying
For blue eyes
So tired of living
Misunderstood
Think "hard woman"
I think you should

Come, sorrow is so peculiar
It comes in a day, then it’ll never leave you
You take a pill, wonder if it will fix you
They wonder why sorrow has never left you

I’m talkin’ bout blue eyes, blue eyes
What’s the matter, matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter matter
so blind, so blind
What’s the matter, matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter with you?

Oh, your heart are broken
On the underground
Go find your spirit
(...)
Oh I’ve been watching
How you behave
Not much like a lover
More like a slave

Come, sorrow is so peculiar
It comes in a day, then it’ll never leave you
You take a pill, wonder if it will fix you
They wonder why sorrow has never left you

I’m talkin’ bout blue eyes, blue eyes
What’s the matter, matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter matter
so blind, so blind
What’s the matter, matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter with…

Blue eyes, blue eyes
What’s the matter matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter matter
so blind, so blind
What’s the matter, matter
Blue eyes, blue eyes
What’s the matter with you?
What’s the matter with you?
What’s the matter with you?"

vendredi 1 mai 2009

D'or

Son amie parle d'aller discuter sous la lune, tandis que les enfants dorment,
au bout de la rue, cela sent encore le feu de cheminée,
c'est ça le printemps, entre pensée estivale et odeurs d'hiver.
Petit bonhomme, tu t'es endormi sur les mots d'un poète et connaisseur de l'âme humaine. Ni de Grimm, ni l'Ecole des Loisirs. Je ne t'ai pourtant pas bourré le crâne, c'est toi qui a voulu regarder les photos et c'est toi qui a acquiescé en soufflant ton joli oui quand je t'ai proposé de lire les textes. J'ai laissé couler les mots jusqu'à te voir naviguer sur les flots des songes.
C'est toi qui quelques quart d'heures plus tôt avait voulu chanter pour ton petit frère. Sur mes genoux, tu as fait les gestes du meunier, de la poule, de la souris verte, du lapin et, lui, nous regardait de ses yeux tout attentifs et souriants.
Moments de bonheur. Tout simplement. Dors petit bonhomme, petit bonhomme! Que les anges te guident tranquillement!

jeudi 30 avril 2009

Patience

Hier j'ai reçu trois cadeaux.
Je n'ai pas pu attendre, je les avais plus ou moins sollicités,
je les ai ouverts.
Maintenant, je dois attendre, attendre le 09 juin pour les utiliser.
09 juin, jour de fin de mes examens.
Patience et longueur de temps...

mercredi 29 avril 2009

Once more

Il lui a écrit.
Ses yeux brillent.
Plus elle lit, plus elle irradie.
Et soudain, elle se lève, elle pleure de joie.
Elle regarde par la fenêtre, ne sachant où trouver ailleurs du regard ce lien qu'elle a soudain de coeur vers l'éternité. Elle voit ce ciel bleu où se dessine net un nuage bordé de gris se dégradant vers le blanc et une pie s'envoler.
Quel est ce signe dans le ciel?
Emporte lui tous les mots d'amour que j'ai pour lui
et que je n'ai jamais osé prononcer pour quiconque.
Ce sont des mots pour lui, juste pour lui.
Mais le saura-t-il jamais?
Réponds-lui, souffle le vent...
Et au coeur de la pierre, le coeur se remet àbattre, à battre, à battre...


mardi 28 avril 2009

Accompagner la fin de vie

Une très bonne amie aide-soignante m'a conseillé la lecture de:
Marie de Hennezel

Je découvre avec vous.

lundi 27 avril 2009

Fuite

Elle fuit, elle fuit, elle fuit encore...
des bras se tendent vers elle
réconfort
mais elle fuit...

Elle en oublie de sourire des yeux...

Les rêves fondent...
Il y a pourtant beaucoup d'espoir...
Mais elle, que peut-elle choisir, que peut-elle faire pour contribuer à la réalisation de ces espoirs?
"J'voudrais seulement faire, quelque chose que j'aime,
j'sais pas ce que j'aime, c'est mon problème."
(Complainte de la serveuse automate).

Elle ne sait pas si c'est pour elle, alors elle fuit...
Elle se sent trop grosse, trop bête, trop petite, trop près des échecs,
alors elle aperçoit à peine ses mains qui se tendent
pleines de perles,
pour elle,
juste pour elle...

Quête d'identité, qui est-elle?
Elle repart dans cet océan.
Elle nage loin.
Elle espère trouver un bateau où elle aura sa place.
Un bateau pour sillonner le monde, le connaître
et être de nouveau en contact avec sa beauté.


Petite soeur, raccroches-toi à ceux et celles qui croit en toi et qui te dise:
tu peux, c'est possible oui, vas-y, fonces, courage. Courage et persévérance...
Je prie pour que tu restes en lien
avec l'humanité divine
du coeur de tes routines,
que tu aies toujours cette force de nager.

dimanche 26 avril 2009

Elle attend

Elle montre sa tête. Elle voit la guitare, le carnet ouvert, les oreillers, les stylos.
"Je te préviens Moumoune, si tu montes, tu sais que je vais bouger tout ça." Elle décide de monter. Je prends la guitare. Sinon le manche levé, zioup, la voilà qui file sous le lit et la porte.

Pati pato, montre sa tête. "Viens Moumoune, j'ai tout rangé." Moumoune saute près de mon oreiller et m'attend. Elle m'attend. Alors je file.

Les révisions de Mamy

Au coeur de mes révisions très sérieuses, studieuses et rébarbatives (il faut le reconnaître),
Mamy m'apporte de bons fous-rires: elle me fait "réviser" et de doux délires nous anime parfois. Je vous les raconterais peut-être bientôt (ça vaudrait le coup). Juste un aperçu: au sujet des nuisances sonores, Mamy: "ah tiens, ça, il s'agit de Coccimarket et de sa musique" et j'imagine soudain Mamy dansant la techtonique dans Coccimarket!

Pour Aloyse

Pour te saluer:
Tibère et la maison bleue

Pour te mettre à la page:
Bisous d'Esquimaux
Papa pingouin
Le ragga des pingouins

Pour te faire goûter de mon enfance:
Les Mystérieuses cités d'or
Tom Sawyer
Malicieuse Kiki

Pour t'introduire aux merveilles:
Le Château ambulant
Ponyo sur la falaise

Pour te dire bonne nuit mon petit:
Chanson de Tibère et Luna

vendredi 24 avril 2009

L'attente

J'attends ses mots, suspendus à ces touches.
J'attends ses phrases, qui mettront un peu de framboise dans mes idées.
Viendront-elles? quand?
Les yeux rivés vers l'écran.
Jamais peut-être.
Croire en la fidélité... dans la durée....
Amen.
Chasse ces doutes, les mots viendront bientôt,
Et tournes-toi vers... Lui.

Au creux de ton oreille

Écoute le vent bel enfant, il t'amène vers les tréfonds de l'obscurité, là où tu peux te lover en toute sûreté.
Laisse son écharpe t'entourer, t'apporter sa douce chaleur. Tu te blottis tel un chaton. Noir avec ce petit triangle blanc au creux de ton cou.
Dors tranquille. La nuit ne t'apportera que son amour. Dors.

Grand écart

Il a vingt-deux ans de plus qu'elle, il a vingt-quatre ans de moins qu'elle. Quel dommage! Et quel bonheur aussi: ce sont deux de ses amoureux! Elle admire l'un, elle chérit l'autre. Paix et joie quand elle les voit, leur parle et les écoute. Elle les aime, cela suffit.

Réveils gris

Tu te réveilles avec l'envie de mourir. Pourquoi la nuit ne t'a-t-elle pas englouti? Pourquoi n'as-tu pas eu un bon AVC. L'envie de mourir sans souffrance. Alors tu essaies de te lever. Mais tu t'accroches encore à la nuit, la nuit épaisse et brumeuse. Mais elle n'a plus assez de consistance. Alors tu t'en arraches ou bien une âme chère vient frapper à ta porte. Tu l'aimes alors tu te dis "pour elle" ou bien "pour eux" et pour ceux-là tu te lèves.
La première chose que tu fais en te levant, c'est t'agenouiller dans ton coin de prière. Et la première prière que tu formules c'est une demande de pardon, une demande de pardon de commencer la journée par le désir de mourir plus que la reconnaissance d'avoir un jour de plus à ta vie terrestre. Mais la vie de l'au-delà n'est-elle pas plus intéressante...?
Et puis ta journée se déroule. Tu travailles. Et tu rencontres aussi. Des rencontres...
Et arrivée au soir, tu ne veux pas finir ta journée, tu en redemandes, encore et encore, tu n'as pas envie que la journée finisse, tu veux encore parler à cet ami, encore écrire un petit mot, encore lire un peu, encore un peu regarder la télé, encore un peu... Tu as bien songé que si tu te couches encore trop tard, tu risques d'avoir encore un réveil du lendemain plein de spleen, mais après tout tu as vécu des couchers tôt et des réveils tout de même gris et tu as vécu des couchers très tard et des ciels du matin pleins d'étoiles. Alors dans l'ignorance, tu finis par te raisonner mais après bien des temps de déraisons.
Que demander pour toi? Donnes-moi un indice. Que faire pour t'amener à autant d'envie de vivre le matin que le soir et tout au long de ta journée?
Et vous, quelles idées?

Je t'envoie mille pensées d'amitié petite soeur,
qu'elles te soient des sourires pour chacun de tes matins.

A toi.

lundi 20 avril 2009

Ecodrôme

Je viens vous faire part d'un lien que j'ajoute ici.
Il s'agit d'une revue dont le rédacteur en chef est un ami, Dominique Errante.

Voici:
Ecodrôme

A glisser dans vos préférés!

Pierre Rabhi sera là pour la présentation de cette nouvelle revue le 29 avril.
Si je ne vous ai jamais parlé de ce monsieur, c'est une erreur ou un oubli de ma part.
A écouter, à méditer, à faire germer...

dimanche 19 avril 2009

Miséricorde


Je Te regarde et Tu me dis combien Tu m'aimes et me pardonne. Merci.

mardi 14 avril 2009

Déjà Pâques

Que ce Carême est passé vite!

J'espère que vous avez vécu une belle semaine sainte et un beau week-end de Pâques.

Pâques a été pour moi le témoignage de beaucoup d'amitiés.

Que ton chemin, Lydia, de nouvelle confirmée, soit béni!

jeudi 26 février 2009

Carême

Cendres sur mon front.
Entrée.

Quels pas vais-je faire davantage vers Toi?
Chemin.

Après-demain, je serai dans une abbaye, pour vingt-quatre heures.
Inspiration.

Depuis la semaine dernière, j'ai décidé d'aller régulièrement t'adorer devant le St Sacrement.
Respiration.

Pour plus de vie.
Souffle de ....Vie.

Stabilité

Êtes-vous plus ski de piste, ski de fond ou raquettes?

Moi, raquettes. J'en ai fait pour la première fois cet après-midi avec mon père et j'aime beaucoup cela. Je me sens stable sur mes jambes, en sécurité. Pas la peur de tomber, d'être en déséquilibre. Est-ce un goût, reflet d'un caractère?
Les paysages étaient très beaux, à Font d'Urle. Nous avons vu un écureuil et des chevreuils. Le soleil était au rendez-vous.
Une belle escapade hivernale, au beau milieu de mon étude. Merci pour l'idée Papa!

samedi 14 février 2009

L'Etrange destin de Benjamin Button


Beau. Très beau.
Au début, à la fin et même au milieu.

Que dire?
Que je n'ai pas vu un si beau film depuis un bon bout de temps.
Que je reste songeuse pour pleins de passages.
Comment le bébé grandit? Que rencontre Benjamin dans ses nombreux voyages? Comment Daisy rencontre Roger? Comment est la vie de Benjamin garçon? Comment a grandi Caroline? Que devient-elle après?
Alors je me prends à inventer, à laisser les personnages s'animer en moi...
Et ces histoires dans l'histoire: celle de l'horloger, celle des coïncidences avant un accident, celle de "ceux qui sont"...
Je rêve.
Je ferme les yeux sur son regard pur.
Bonne nuit Benjamin...

Chemin

Je croyais marcher sur un beau chemin bien dégagé.
M.A. me dit que c'était plutôt une autoroute qui allait trop vite.
Je me retrouve sur un petit chemin, environné de brumes. Ce petit chemin est malgré tout verdoyant et au loin, luit une lueur. C'est cette lueur qui me permet de sortir du lit chaque matin.
En ce moment, il y a des panneaux pour la suite, pour quand j'arriverais au bout du chemin. Je ne dois pas les louper et poursuivre mon chemin tout en choisissant quelle direction je prendrais après. Délicat. J'ouvre grand les yeux, sans oublier d'avancer.

"Mais vous n'êtes pas seule sur ce chemin." Les larmes me montent aux yeux.
"Votre foi est une force."

Retentissent encore en plus les mots du film vu ce soir: "tu ne sais pas ce que la vie réserve."


Et vous, à quoi ressemble votre chemin?

lundi 9 février 2009

"Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur"

Je viens d'écrire un courrier à un ami. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de recopier ici des passages de ce courrier. J'ai en effet envie de vous donner de mes nouvelles, mais aussi de vous faire part de mes réflexions, auxquelles j'aimerais bien avoir des réponses...
A vous la lecture:

"Je suis en ce moment en stage en multi accueil (ex crèche halte garderie) (...). J'attendais ce stage avec impatiente. Il détermine mon envie de passer le concours d'auxiliaire de puériculture. Je découvre un monde que je ne connaissais pas: un fonctionnement particulier, avec un public particulier, une équipe particulière et... que j'aime bien. La structure accueille des enfants de 2 mois et demi à 6 ans de 7h00 à 18h30 de manière régulière, occasionnelle ou d'urgence. (...) On les laisse beaucoup jouer librement, mais des temps encadrés sont aussi proposés: de peinture, dessin, musique, chants, pâtisserie... Les changes, les repas et les temps de repos rythment aussi la journée. La surveillance doit être omniprésente. J'avais peur de ne pas supporter les pleurs ou les cris des enfants, mais pas du tout, ça va, ils se calment relativement vite. Je m'initie au soin des bébés. L'équipe est constituée d'auxiliaire de puériculture et d'animatrices qui ont le CAP Petite Enfance. Cela me motive bien pour passer le concours d'auxiliaire de puériculture (=AP). Je vais en tenter un, à Quétigny (Bourgogne) cette année. J'ai loupé les dates d'inscription des sites de Rhônes-Alpes, parce que je ne me sentais alors pas capable de préparer le CAP PE en même temps que le concours d'AP, mais maintenant que j'ai bien avancé dans l'étude du CAP PE et que je vois que cette fonction d'AP me plairait, je compte tenter le concours. Avec ce diplôme, j'ai vu sur le site de l'ANPE, on peut répondre présent pour beaucoup d'offres d'emploi. Je vais aussi tenter trois concours pour avoir accès à la formation d'Aide Soignant (= AS). Il y a en effet beaucoup d'offre pour ce métier et [des maisons de retraite qui vont s'ouvrir prochainement près de chez moi]. On peut aussi après avoir une passerelle de la formation d'AS à celle d'AP, sans passer le concours d'AP et en ne passant que quelques modules. (...)

Aujourd'hui, j'ai été "dame guitare"! J'ai sorti la guitare ce matin à la demande de l'équipe et j'ai captivé les loulous pendant trois quart d'heure! Le personnel s'est mis à danser, alors les enfants avaient en prime un spectacle! On m'a demandé de rejouer plusieurs fois dans la journée et de rejouer un peu chaque jour. J'accepte avec plaisir, même si je souhaite aussi apprendre de nouvelles chansons de leur part adaptées quant à elles réellement aux petits.

Ce week-end, j'étais invitée à participer au week-end alliance. Emile Marolleau, du Sénevé, est venu parler de la confiance, le thème du week-end. Nous avions après un temps de partage en petits groupes. (...) Nous avons parlé du texte sur lequel se fondait le week-end: celui (je n'ai plus la référence) où Jésus arrive sur l'eau et dit aux apôtres "confiance, c'est moi, n'ayez pas peur" et où après Pierre tente de faire comme Jésus. Nous avions des avis très partagés sur l'intention de Jésus: pourquoi était-il arrivé comme cela? Pour enseigner quelque chose aux apôtres? Pour les rejoindre là justement où ils avaient peur et où ils étaient faibles et tenter à les mener vers plus de foi ? Pour montrer finalement à Pierre qu'il lui faut être modeste, qu'il n'est qu'un homme, qu'il n'est pas fait pour marcher sur l'eau ? [Et vous, cela m'intéresserait de savoir ce que vous en pensez!]
Dimanche j'ai aussi bien parlé avec Claudie, femme d'Emile. Je la questionnais au sujet de la faiblesse: Dieu était-il comme Emile Marolleau et Jean Vanier le décrive, un Dieu vulnérable et "impuissant"? Pourtant Jésus fait des mriacles, commande aux éléments, se met en colère. Et pourquoi Jésus rejoignait les malades, les faibles, les âmes perdus? Pour les guérir, les ramener à lui? Claudie me disait qu'il fallait savoir comment on définissait la force, elle préférait employer le terme d'amour: Jésus ne relevait pas les hommes pour les rendre forts, mais plus aimants. [Qu'en pensez-vous?]
Je parlais aussi avec elle de la difficulté de vivre les valeurs de l'Arche en étant assistant: comment se faire petit, en position de quêteur (comme Jésus face à la Samaritaine), pour aider l'autre à se relever, tout en devant faire preuve de compétence (aider aux levers, aux repas, aux prises de médicaments, à l'animation, aux couchers...). Claudie disait qu'il fallait aussi compter sur les personnes accueillies et ne pas opposer cette démarche d'amitié avec la mise en oeuvre de ses compétences, à la mesure de ce qu'on est capable. Je trouvais cela intéressant. Ne pas confondre compétences et force écrasante où du coup on a besoin qu'il y ait toujours un plus fort et un plus faible mais où l'on n'aide pas l'autre à grandir.
Emile Marolleau a cité à plusieurs reprises Etty Hillsum. (...) Un passage où elle dit que malgré les lieux infernaux où l'on peut être amené (et elle était alors en camp de concentration), il faut arriver à rester "au plus profond de soi et petit à petit sentir le ciel s'éclaircir". Et aussi: "Je vais t'aider mon Dieu à ne pas t'éteindre en moi (...) ce n'est pas toi qui peut nous aider mais moi qui peut t'aider et en cela je m'aide (...)"
Un Dieu faible, que je dois aider... Cela renverse tout. Cela peut aussi faire peur. Qui me sauvera alors? C'est par le chemin d'amour que je ferai pour l'atteindre, à travers mes rencontres, à travers mon travail auprès des plus en difficulté ou des plus vulnérables, que je pourrais être plus emplie d'amour et me sauver ainsi. Je cherche... [Croyez vous cela aussi?]"

lundi 26 janvier 2009

Ame rêveuse

Ame rêveuse, les doigts ont envie de taper sur ces touches.
Ame rêveuse, elle veut se confier, mélancoliquement.
Ame rêveuse, elle te convie à la lire.
Ame rêveuse, lui répondras-tu?
Ame rêveuse, n'a plus le coeur à être amoureuse.
Ame rêveuse, a juste beaucoup de place pour des amis.
Ame rêveuse, prie Dieu chaque jour de lui insuffler beaucoup de forces de vie.
Ame rêveuse, se relève difficilement de bourrasques qui l'ont déraciné.
Ame rêveuse côtoie les saules pleureurs, mais aussi les roseaux.
Ame rêveuse lit des livres sur la résilience.
Ame rêveuse t'envoie un message d'espoir.
Ame rêveuse sait que l'espoir est là où l'on se repose sur Dieu sans le craindre.
Ame rêveuse, vogue à petite voile, timidement.
Ame rêveuse te laisse et te salue, pour ce soir, humblement.

Un oiseau passait par là

Un oiseau passait par là. St François d'Assise parlait aux oiseaux. Pourquoi pas moi? Je lui ai dit d'aller souffler à mon amoureux que je l'aime, lui si loin. Toi qui a des ailes, tu peux voler jusqu'à lui.
Un oiseau passait par là. Je me brossais mes longs cheveux. Quelques cheveux sont restés accrochés à ma brosse, je les ai pris et les ai lancés par la fenêtre: "c'est pour vous merles, moineaux et pics verts, pour vos nids. En échange, allez lui dire que je l'aime."
Un oiseau passait par là. Je lui ai dit d'aller rendre visite à cette maison où un couple de mandarins trône en cage dans l'entrée. Ils sont beaux, mais ils piaillent de malheur derrière leurs barreaux. Je leur ai bien dit que je leur lirai Les deux Pigeons de Jean de la Fontaine, mais des paroles d'oiseaux seraient plus réconfortantes.
Un oiseau passait par là. On m'a entendu leur parler. Qui est cette folle qui parle aux oiseaux? Alors c'est moi qu'on a mis en cage. C'est dangereux de parler aux oiseaux.
Un oiseau passait par là. Il m'a fait rêver derrière mes barreaux. Lui qui voit tous ces horizons.
C'est dur la vie d'oiseau, bravant tempête et chats de toutes sortes. Mais c'est beau aussi.
Un oiseau passait par là. Je me tais maintenant quand je le vois. Je n'en pense pas moins.

Margot

Margot est infirmière. Du sang, du vomi, des excréments, elle connaît.
Margot se lève. Elle sait pourquoi. Elle va aider des humains. Elle va tenter d'être un peu utile, au service de la vie.
Margot n'a pas le temps de paresser. Elle agit et vite.
Margot n'a pas le droit de parler de ce qu'elle vit. Elle écoute, elle soigne, elle écoute, elle agit, elle écoute. Pourra-t-elle au moins souffler aux roseaux ces secrets si lourds dont on la charge? Ne se mettront-ils pas à les répéter au premier qui les taillera en pipeaux?
Margot aime son métier, mais elle ne se fait plus d'illusion à son sujet. Les aberrations, elle connaît. Les fois où elle perdait le sens de ses actes, elle connaît. Toutes les fois où on l'a testé, toutes les fois où on l'a méprisé, toutes les fois où l'on a été hypocrite à son égard, elle connaît.
Margot se bat. Chaque jour. Chaque jour où elle peut attraper une saloperie dans ce qu'on appelle un "métier à risque". Elle se traite encore de la gale qu'elle a attrapé il y a peu.
Margot est mon amie. Elle se reconnaîtra.
Margot je t'admire. La richesse de ta vie sous tous ces aspects me fascine. A tel point que je me demande si je n'aimerais pas faire le pas vers cette même profession. En aurais-je le courage? En aurais-je les épaules, les oreilles et le coeur?
Que Dieu te protège belle Margot!

Clown gai, clown triste

Derrière le rire du clown gai, se profilent les larmes de tristesse.
Derrière les larmes du clown triste, un sourire se dessine sur ses joues.

Qui es-tu? Toi qui présente ta vie comme un conte de fées.
Toi qui présente ta vie comme une course d'endurance.
Toi qui présente ta vie comme une mer houleuse.
Toi qui présente ta vie comme une série de murs que tu essaies de franchir.
Toi qui présente ta vie comme une suite de réussites et quelques échecs.
Toi qui présente ta vie comme une quête perpétuelle.
Es-tu clown gai ou clown triste?
Ris-tu? Quand tu es triste, sens-tu se dessiner ce sourire?

Et moi, petite Isa, qui me confie un peu à vous, je sens les deux frémir en moi, à tour de rôle.
Je te parle au téléphone, oui tout va bien, et pourtant il pleut et j'ai envie de pleurer.
Ou bien je te parle au téléphone, et tes nuances me prêtent à dire que cette vie est une drôle de pastèque à croquer. Que de pépins! Mais qu'est-ce que c'est bon!

Et vous, qui passez par là, comment vous sentez vous?

samedi 3 janvier 2009

Mika

Ah oui j'allais oublier de vous dire, je suis devenue comme bons nombres d'entre vous, complétement fan de Mika! Et j'aime aller particulièrement!

Ciao!

Nouvelle année

Pour ceux qui ne le savent pas, je ne suis plus à l'Arche. On n'a pu me salarier. Après deux ans de volontariat en atelier.
Après bien des recherches pour suivre une formation, après m'être investie pour une formation en art-thérapie (j'étais acceptée dans deux écoles), d'AMP, d'aide-soignante, de monitrice-éducatrice, d'éducatrice spécialisée, j'ai finalement opté pour renouer avec mon désir de travailler avec les enfants et je suis en définitive des cours pour obtenir un CAP Petite Enfance.
J'ai passé six semaines de stage en maternelle auprès d'enfants de 3 à 6 ans et je vais commencer un stage dès lundi auprès d'un public de 2-3 ans avec une éducatrice de jeunes enfants. J'aurai aussi en février un stage en crèche-halte-garderie, auprès des 0 à 6 ans. Cela me plaît.

J'ai pris des résolutions de nouvelle année:
- ne pas me démoraliser ou me décourager facilement
- m'aimer plus
- avoir plus de pensées positives
- chasser l'amertume ou l'aigreur
- tenter tout pour aimer réellement ceux qui m'entourent et leur manifester
- accepter de faire des choix sans regrets et ne pas me laisser aller à la frustration.

Et vous, vos nouvelles, vos résolutions?

Dans mes choix, l'écriture ne passe plus en premier, c'est pourquoi je ne suis plus là très souvent, mais peut-être cela reviendra-t-il, la preuve, ce soir, j'ai envie de vous partager tout cela et cette envie passe devant mon choix. Est-ce positif?

Allez, à vous la parole!

And God bless us and the year to come!

Bonne année

"Sois joyeux, quand le ciel est sans voile". J'ai chanté cela ce soir dans le concert inédit du premier de l'an! Le concert donné dans le salon pour mes parents et grands-parents: Papy a chanté, Maman a frappé des mains, Papa a souri, Mamy s'est endormie!

Je retrouve la trace d'une amie de Paris qui me dit que sa vie n'est pas très poétique, mais plus concrète et qu'elle s'y fait. Moi je ne me fais pas à l'absence de poésie, de romantisme, de douceur, de tendresse. Et par l'étroit chemin que je prends désormais, j'essaie d'en voir, tout en m'adaptant au concret de la vie. Je trouve la vie plus dure qu'avant, mais je m'accroche à mes rêves, éperdument.

Bonne année à chacun qui passe par là et
de l'amour, au-delà des disputes,
de l'amour, au-delà des crises,
de l'amour, au-delà de la misère,
de l'amour, au-delà de la violence,
de l'amour, au-delà de la cruauté
s'il vous plaît.

2009 bises.

vendredi 2 janvier 2009

Cinéma

Il y a quinze jours, je suis allée voir Mia et le Migou, aujourd'hui Australia.
Si le premier m'a beaucoup plu (avec des dessins superbes), le deuxième m'a un peu énervé par son invraisemblance. Et vous, que regardez-vous?

jeudi 1 janvier 2009

Bretagne

mardi 16 décembre 2008

Contes de Noël

Un beau et grand salon dans les tons beiges crèmes. Un feu de cheminée qui crépite. Une table basse avec une longue bougie allumée devant de beaux divans. Voici le décor parfait pour lequel Théo a prêté les sons de sa guitare à m'accompagner en train de lire des contes de Noël.
Ce soir était un premier essai. Réussi me semble-t-il, même s'il y avait peu d'auditeurs: de cinq à deux. Je dois travailler les effets de voix, il doit travailler les bruitages. Nous recommencerons, c'est certain, mais cette fois-ci, en passant le mot à tous les foyers.
Maranatha vibrant aux sons de Noël, je vais en rêver, pour sûr. Doux rêves de Noël à chacun, bonne nuit!

samedi 15 novembre 2008

Marmiton

Pour des recettes en toute liberté:

Marmiton

vendredi 14 novembre 2008

Nina morena

Je retrouve de l'amour d'il y a dix ans:

Nina morena

Jusqu'où petite Marie, toi qui guide les âmes pures?

jeudi 13 novembre 2008

Sur le départ

La lune est toute ronde ce soir, elle était voilée il y a quelques heures.
Ce goûter et cette cérémonie pour ton envoi étaient beaux Pierre.
Tu pars dans ce pays où règne l'insécurité. Tu décides d'aller sur les pas du Christ et d'aller poser ta pierre dans l'édifice si frêle de la paix. J'ai prié, je prie et je prierai pour toi. Garde ton cap et que Dieu te bénisse!

mercredi 5 novembre 2008

Obama

Je vais ajouter là ma petite goutte d'eau de joie au flot immense que cette élection fait naître. Hier dans ma voiture, à écouter France Info, j'avais peur, j'entendais cette histoire d'"effet Bradley" et je me disais: pourvu que les Américains votent avec justesse. Ce matin, j'étais si fière et si heureuse d'entendre qu'Obama avait gagné. J'ai couru annoncer la nouvelle à ma grand-mère. Elle ne se rend pas compte de l'impact que cela peut avoir, pour elle c'est bien loin, mais elle se réjouissait elle aussi quand même.
J'ai l'impression que nous pouvons maintenant avoir des rêves et des espoirs avec la capacité de les réaliser. Bien sûr cela ne sera pas visible dès demain, mais peu à peu je l'espère.
Tous ces milliers d'emplois pour créer et entretenir des énergies renouvelables, au lieu des centaines de centrales nucléaires que voulait fonder Mc Cain et ces centaines de forage dans la nature.
Toutes ces mesures sociales pour les petites gens.
Toutes ces perspectives pour l'éducation des enfants.
L'espoir grandit en moi.
Je suis réellement fière de ce vote américain.

Allez j'ai du pain sur la planche, je file, mais je ne pouvais continuer ma journée sans partager avec vous cette joie.

Longue vie à Obama et les siens!

dimanche 19 octobre 2008

Soleil d'automne

Ce matin, en montant la côte du village, j'ai savouré le soleil. Je le décrirai comme un peu délavé, mais pas insipide, doux en fait et léger, alors je le dirai, même s'il n'en avait pas l'odeur, lavandin.
Cet après-midi, à travers les fenêtres, je le sentai très fort, il m'a appelé à sortir.
Je suis sortie vers 17h00, j'ai pris le chemin à travers le bois, je ne devinais alors qu'à peine ses rayons, sur les collines, en hauteur. J'ai tourné entre les champs. D'immenses haies recevaient sur leurs pointes quelques rayons sur la gauche. Sur la droite, le miel se déversait sur les champs de maïs et m'appelait à aller plus loin, curieuse de savoir si j'allais plonger dans cette vaste chaleur.
J'y suis entrée. Près de l'étang. Le soleil éclairait tout et je voyais les feuilles jaunes des arbres virevolter sur le ciel bleu, ciel pensant à se coucher. Sur la dernière ligne de mon circuit, le soleil m'a fait des clins d'oeil, c'est l'idée que j'en ai eu, quand, venant à ma gauche, il faisait scintiller l'étang et les feuilles des arbres d'une manière coquine.
Je t'ai apprécié toute la journée, maintenant tu es couché, reviendras-tu demain? Eternelle question qu'on ne se pose peut-être pas assez, te banalisant, à tord. Bon repos à toi pour cette nuit sur ce coin de terre cher astre.

samedi 20 septembre 2008

Une chanson douce

J'arrête cette année les cours de danse, mais je reprends désormais des cours de guitare.

La chanson que je vais apprendre bientôt.

Douce comme la mousse des bois...

M'entendrez-vous la chanter?
Si vous m'invitez, qui sait?

lundi 25 août 2008

ARHPEE

Rencontré hier, cela vaut le détour:

ARHPEE

J'ai appris beaucoup de choses,
notamment sur la constitution des couleurs au Moyen-Âge
et sur la création d'enluminures en Occident.

Une belle surprise au détour d'un chemin
regorgeant de mûres, d'un étang et de soleil verdoyant,
après une visite d'une exposition
sur les cinq sens
au Musée de St Antoine l'Abbaye.

dimanche 24 août 2008

La p'tite famille

Rencontrée en Bretagne, j'ai un coup de coeur spécial pour:
La p'tite famille.

vendredi 22 août 2008

Balade reprise

Finalement me revoici!
La vie renaît en moi... L'envie aussi... L'envie de vivre, de voir, de sentir, de savourer...

Je suis allée me promener un peu après le dîner ce soir.


Carte postale de cette balade:
Des nuages ourlés de lumière d'un soleil rosé vespéral.

Les senteurs de pins venues de ma gauche.

Des vaches brunes paisibles à ma droite.
Le son de quelques criquets qui osent pousser leur note dans ce calme drômois.

Je suis heureuse et libre, je suis vivante.
Merci mon Dieu, loué sois-tu!

jeudi 21 août 2008

Le Jardin de Papy

J'ai un peu l'impression qu'avec la fin de mon aventure à l'Arche, ce blog s'essouffle. Je vous réoriente désormais vers le blog de Le Jardin de Papy.
Ce blog contrairement aux autres est portée à la connaissance de ma famille. C'est un nouveau souffle. Souhaitez lui une bonne vie!

Oui, j'avais appris le 07 janvier dernier, que je ne pouvais devenir salariée de la structure de l'Arche. Ne pouvant et ne souhaitant pas être volontaire plus de deux ans, je savais qu'il fallait que je trouve une autre piste. L'annonce officiel de mon départ a été faite en mars. Mes aurevoirs se sont faits en juin. C'était un temps très fort.

Aujourd'hui j'habite encore avec mes grands-parents. J'ai trouvé un petit boulot, je suis prise en formation d'art-thérapie sur quatre ans à Avignon (ce qui vaut entre deux et six jours de formation par mois seulement). Je suis à un carrefour où diverses solutions s'offrent ou se refusent à moi. En temps voulu, je vous informerai de ce que je deviens. D'ici là, prenez soin de vous et mettez-moi des ti commentaires sur Le jardin de Papy, ça me fera plaisir!

NB.: les vacances en Bretagne, c'était super. Heureusement que je les ai eues, elles m'ont redonné du peps.

mercredi 6 août 2008

Vacances en Bretagne 3

Les jours défilent à toute allure.
Le ciel à dominante gris, change constamment de couleur.
Pourvu qu'il ne pleuve pas demain, nous avons prévu de voir un spectacle des Nuits magiques interceltiques.
J'ai dansé avant hier et cet après-midi. Cela se passe dans un gymnase. La première heure est dédiée aux danses bretonnes, la deuxième heure l'est à d'autres pays. Avant hier, l'Ile de Man, aujourd'hui l'Asturie. Un beau jeune d'Asturie m'a invitée à danser. J'étais très flattée et je me suis d'autant plus appliquée à apprendre les pas!

vendredi 1 août 2008

Vacances en Bretagne 2

Aujourd'hui, je me suis levée un peu avant Solen et Rémy. J'ai quasiment un petit appartement à moi au sous sol: une grande chambre et une salle de bain juste pour moi. J'en profite. Mon sommeil a été très bon. Le soleil filtré par les rideaux m'a éveillé.
Après un bon petit-déjeuner ensemble, Solen me dépose à l'hôpital de Lorient où elle travaille, à une quinzaine de minutes du centre ville.
J'avais peur d'être trop timide pour me déplacer seule dans la ville. Pas du tout: avec le pull de carrés bariolés sur moi, un petit sac à dos chargé qu'elle m'a prêté, une carte à la main et un appareil photo autour du cou, je visite tout Lorient.

Suite au prochain numéro! (Paul Sébillot, aquarelle, journaliste).

Vacances en Bretagne 1

Me voici en vacances et me voici avec un peu de temps en face de cet écran. J'en profite pour venir vous livrer quelques exploits de mon périple.
Hier j'ai pris l'avion. Cela faisait depuis février 2003 que je ne l'avais pas pris. Robert, mon voisin m'a amenée à la gare de Valence ville pour 13h44. A 14h14, j'étais à Lyon St Exupéry. En arrivant j'ai noté sur ma main la hall et la porte de l'avion à prendre. J'ai pu enregistrer mon bagage que j'aurais peut-être pu amener avec moi dans l'avion car il ne dépassait pas 10kg. Peu après j'ai passé le contrôle. Alors qu'un jeune m'a dit de récupérer mon livre et mon dossier sans problème, j'ai passé la porte de contôle, qui s'est mise à sonner. Une femme dont l'absence de sourire contrastait avec celui de l'hôtesse d'enregistrement, m'a demandé de repasser de l'autre côté et d'y déposer mes chaussures et mon téléphone portable, puis comme cela continuait à sonner, elle m'a demandé si elle pouvait effectuer une palpation. J'accepte, elle me palpe devant et derrière et j'ai les bras levés. C'est assez bizarre. J'ai l'impression d'avoir enfreint quelque chose alors que je sais très bien que je n'ai rien à me reprocher. C'était juste un bouton de mon pantalon et ma barrette qui provoquaient l'alarme.
Peu après nous embarquons dans le petit avion. Je suis surprise que la majeure partie des gens lisent en arrivant, pendant le décollage et alors que les hôtesses de l'air expliquent les consignes de sécurité. Ce doit être des habitués. Moi je me souviens la première fois: j'avias pris l'avion pour Marseille avec mon frère. Tout était source d'étonnement et de découverte. Je réexplore mes sensations d'enfant.
Je suis à côté du hublot, mais au-dessus de l'aile. Je peux vori tout de même beaucoup de choses. Nous passons à travers les nuages, des petits moutons blancs, des coulées, des trainées blanches, puis un grand ciel bleu qui découvre le paysage en contre bas. Quand nous arrivons dans un ciel gris opaque, nous savons que nous arrivons en Bretagne! Je n'ai pas pris de pull. A la sortie, malgré la bruine, il fait suffisamment chaud. J'agite ma main face aux baies vitrées de l'accueil: on ne sait jamais, que Rémy m'y attende. Les langues se délient à l'arrivée: les amis, la famille viennent accueillir les gens. Je suis seule. J'ai un petit pincement au coeur. Alors que j'attends les bagages, je vois soudain la silhouette de mon frère. Ouf, le voici.
Rémy m'amène à la maison. Le quartier est très beau, avec des maisons du même style. Les hortensias déclinent leurs bleus, leurs violets et leurs roses. La maison est très grande, remplie d'astuces de toute part. Rémy est fier de me montrer le jardin: il a sacrément travaillé. Des tomates se dessinent, des salades se profilent, les courgettes arriveront bientôt. Solen et lui essaie de vivre "bio", les oeillets d'Inde côtoient donc les courgettes pour éviter d'utiliser les anti-limaces.
Bientôt Solen rentre. Je suis heureuse de la voir.
Au dîner le soir, un menu typiquement breton: des faritas! C'est la première fois que je mange ce plat mexicain, je m'en mets pleins les doigts pour le premier. Pour le deuxième, j'ai compris les quantités et le pliage.
Avant le dessert, nous décidons d'aller à la plage du Fort -Manqué. La balade est magnifique. Vous aurez bientôt, je l'espère, les photos. Le ciel s'est découvert. Le coucher de soleil est très beau.
De retour, tisane, yaourt à la fraise, mangue séchée et chocolat nous attendent en face de la télé.
Résumé: je suis enfin en vacances, quel bonheur. Je remercie dans mon coeur mes parents de m'avoir payé le voyage pour mon anniversaire, c'est un formidable cadeau.

dimanche 27 juillet 2008

Film de récits de vie

Aujourd'hui, j'ai fini d'enregistrer le récit de vie de Papy. J'ai filmé d'abord Mamy, puis alternativement avec Papy. J'ai du coup six petits films de Mamy et trois petits films de Papy. Ce dernier se clot avec eux deux qui me parlent. C'était un projet que j'avais depuis longtemps: lui se réalise. Merci à la Vie pour cette réalisation.

La fête des tomates du jardin


La rose préférée de Papy

samedi 26 juillet 2008

Petit prince

Ne croyez pas que j'ai déserté le blog: je le relis. Je me rends compte combien j'aurais encore de choses à raconter.
L'autre soir, j'ai vu Pierre. Lui a vu Patrick V. , il s'est penché vers lui et lui a dit: "tu es notre petit Prince." Et Patrick a ri. Patrick est autiste, il a des troubles de la communication. Il dit "Papa, Maman, Annie" et il prononce quelques autres sons. Il urine sur lui très régulièrement. Il peut être en colère et donner des coups comme il peut être heureux et rire d'un beau rire communicatif. Quand Pierre lui a dit cela, j'ai vraiment eu une secousse: j'ai à continuer à m'émerveiller, comme Pierre, de la vie en chacun, de la vie si précieuse qu'elle fait de tout être sans apparat des petits princes.

Festival interceltique de Lorient

Je m'envole dans quelques jours pour Lorient, en plein coeur du festival.
J'y serai hébergée chez mon frère et sa compagne à Ploëmeur, juste à côté de Lorient.
Bonnes vacances à tous ceux qui y sont et bon courage aux autres.

mercredi 23 juillet 2008

Et si les rêves revenaient?

Mon esprit a été vidé.
Le grand nettoyage n'a pas mis que de l'ordre.
Je veux désormais retrouver
le goût du rêve et de la verve.
La volonté va-t-elle suffire?

mercredi 9 juillet 2008

Conférence de Jean Vanier

Jean Vanier est venu ce soir dans notre salle des fêtes de Châteauneuf-de-Galaure. Ma grand-mère m'a accompagné. "Je ne regrette rien" m'a-t-elle dit en rentrant, alors que j'avais des doutes puisqu'elle s'était endormie au milieu de la soirée, malgré la main que je lui donnais et avec laquelle je lui faisais de petites stimulations.

Jean a parlé. Je retiens plusieurs choses:
- Pour lui, ce qui prime ce sont les personnes, pas l'argent, pas l'économie, pas la politique, pas les idées, mais bel et bien les personnes.
- Dans les années 1960, la question prioritaire des jeunes était: "quelle société voulons-nous?" Actuellement la question prioritaire des jeunes est: "comment réussir dans notre société?" Une société très individualiste, avec beaucoup de compétition. Le problème de la compétition, c'est que s'il y a des gens qui gagnent, il y a aussi des gens qui perdent et des victimes et cela crée toute la vague de personnes déprimées.
- L'Arche n'accueille pas spécialement des catholiques, elle accueille des personnes en souffrance.
Jean a dû choisir quel type de personnes y sont accueillies, quand après avoir accueilli Raphaël et Philippe, un certain Gabriel, un "homme de la route" avait voulu venir habiter avec eux. Le soir de Noël, ils passaient près de la route et avait vu un homme seul; Jean avait pensé que c'était bien un soir de Noël de l'inviter et il lui avait dit quand il était parti que s'il le voulait, il serait le bienvenu, pour revenir. Quelques jours plus tard, Gabriel était revenu. Raphaël et Gabriel ne s'entendaient pas ("un problème d'archanges!") et Jean avait dû choisir quel type de personnes il devait accueillir, c'est là que le choix s'est porté sur les personnes avec un handicap provenant d'institutions, d'hôpitaux psychiatriques.
Jean parle aussi de cette aspiration à la relation, à l'écoute, au coeur à coeur, qui ne peut être imposé de l'extérieur; un élan, qui n'a rien à voir avec la générosité, générosité qui implique un pouvoir de celui qui donne, même à son insu, sur celui qui reçoit. Dans le coeur à coeur, il y a un lien d'amitié qui se crée, lien qui rend chaque partenaire vulnérable, lien qui vaut le coup.
Jean parle de lieux d'amour pour des lieux où il y a cette écoute, ce coeur à coeur, des danses, des chants, de la prière. "C'est formidable d'être vivant." "C'est formidable d'avoir des coeurs de plus en plus humain." (Jean a évoqué en toute première partie, sa vie, son choix pour la marine, les horreurs de la guerre.)
Jean a parlé, Jean a souri, Jean a ri.

Il y a eu un jeu scénique aussi avant l'intervention de Jean. Une vingtaine de personnes marchaient sans se voir. Une d'entre elle, au devant de la scène, était repliée sur elle-même, en souffrance apparemment. Certains l'igorent, d'autres feignent de lui donner quelque chose et s'en vont, d'autres encore lui apportent une fleur et un échange de regard se fait, beau, et l'aide à se relever. Le mendiant repart avec ceux qui sont arrivés. La foule se fait alors demi-cercle et un mime dansé commence, très beau, avec des gestes priant. J'ai beaucoup aimé ces couleurs et cette unité.

C'était une très belle soirée, un temps nourrissant. Chacun y a glané ce qui devait lui parler, je viens de vous livrer ma récolte, celle que pour moi l'Esprit Saint a bien voulu me souffler.

mardi 8 juillet 2008

Ses doigts

Pour prolonger cette phrase, je tiens à l'illustrer d'un exemple.
Je m'assois ce soir devant ce cloaque d'informations. Je me sens poisseuse rien qu'en regardant ces images horribles, ces cris et ces propos montrant des catastrophes de toute part, le pessimisme me prend. Je sens soudain la présence, la présence douce et aimante de ma grand-mère: elle est à côté de moi, elle me prend la main. Je souris. Mamy est ma bougie. Soudain, je me mets à écouter les messages d'espoir, certes bien fins mais présents. Espérance, quand tu nous tiens...

Devise

Aujourd'hui, je change ma devise:
"Happyness is real only shared" de Christopher Mac Candless
pour une phrase des Pères du Désert:
"Mieux vaut allumer une bougie plutôt que maudire les ténèbres."

vendredi 13 juin 2008

Petit hérisson

A l'occasion de la promenade de ce petit hérisson à travers la pelouse du jardin,
me revient une petite comptine.
Vous souvenez vous de Petit escargot?
Eh bien, il existe un couplet de cette même comptine qui dit:

"Petit hérisson
viens dans ma maison
petite bête
je te nourrirai
je te chaufferai
on f'ra la fête".

Juste à fredonner...

lundi 26 mai 2008

Le sourire de Dieu

En descendant de la colline, j'ai vu entre les nuages le sourire de Dieu.
Si j'avais eu un appareil photographique sur moi, je vous aurais fait cadeau de ces rayons extraordinaires du soleil.
Une prochaine fois peut-être...

Pour les moments difficiles

"Notre Père, nous savons par ta propre parole que tu tiens à chacun de nous comme à la prunelle des yeux.

Tu ne veux pas seulement que nous le sachions mais que nous le sentions.

Après nous avoir donné Jésus, tu es venu à nous dans les signes que sont les sacrements. nous ne pouvons douter de ta féidélité: nous ne serons jamais des enfants moralement abandonnés.

Nous sommes bien fragiles, mais tu nous aimes de toujours à toujours, sans condition au coeur même de notre indigence. SI bas que nous puissions tomber, nous sommes te restons ta famille."

Robert GUELLUY.

vendredi 16 mai 2008

Repos et créativité

Deux pensées qui m'habitent ces derniers temps:

S'il est un équilibre entre intellect, âme émotions et physique à trouver, un équilibre doit aussi exister entre ce premier équilibre et le repos. Je ne l'ai saisi que depuis peu.

La créativité est quasiment sans risque et au contraire bénéfique, dès qu'elle s'exprime dans un cadre. Le cadre doit toujours être au service de la créativité. Je dois poser un cadre pour créer et non l'inverse.

Prière de Mère Thérésa

Saint Theresa' s Prayer


May today there be peace within.
May you trust God that you are exactly where you are meant to be
May you not forget the infinite possibilities that are born of faith.
May you use those gifts that you have received, and pass on the love that has been given to you.
May you be content knowing you are a child of God. Let this presence settle into your bones, and allow your soul the freedom to sing, dance, praise and love.
It is there for each and every one of us.

mardi 6 mai 2008

Roses

Voici les premières roses du jardin.
Ne sont-elles pas magnifiques?

dimanche 4 mai 2008

Aban-don

"Mon Dieu, faites- moi comme Vous voulez."
Prière de Marthe Robin à répéter plusieurs fois par jour.

dimanche 20 avril 2008

Henri Nouwen

Henri Nouwen

Bientôt je reprendrai le chemin de mon blog.
Aujourd'hui je suis sur celui du papier.
A bientôt.

dimanche 24 février 2008

Besoin?

Selon Aristote, 3 manières d'être en amitié:
1/avoir besoin de l'autre, dans le sens de l'utilité. Si je n'ai pas l'autre, je vis moins bien, voire je ne peux pas vivre.
2/ avoir besoin de l'autre pour éprouver du plaisir. L'autre est source de plaisir
3/ avoir besoin de l'autre pour éprouver un bien-être. L'autre n'est pas indispensable, mais on apprécie sa présence. Il est source de bien-être.

Je veux avoir besoin de toi, dans ce troisième sens. J'aimerais que tu aies besoin de moi dans ce troisième sens.

Frères

"Le monde a besoin de frères."

Cette parole m'a été donnée, par deux fois, à six mois d'intervalles.
A chaque fois, après qu'un amoureux potentiel m'a expliqué que non, pas possible.
La première fois, je me suis dit: "Il exagère." Mais j'ai accepté, j'ai pardonné, j'ai aimé davantage.
Cette deuxième fois, j'accepte de nouveau et je vous la transmets, parce qu'elle ne me concerne pas moi uniquement. S'il vous plaît, écoutez:

"le monde a besoin de frères."

Engages-toi!

Tu as peur, tu n'es pas sûr. Tu es tellement attaché à tout ce que tu connais.
Tu pressens pourtant que ce serait tellement bon, pour toi, pour les autres, pour l'humanité, pour ce qu'il existe de meilleur.
Tu n'oses.
Engages-toi!
Recherches les lieux, les milieux où tu peux vivre au mieux ce en quoi tu crois!
N'hésites pas! Cela ne veut pas dire que tu renies le reste. Non. Cela veut dire que tu souhaites essayer de changer un peu ce monde. Choisir, c'est forcément mettre de côté certaines choses, certaines personnes, ce n'est pas les renier, les dénigrer.
Que choisis-tu?
La tiédeur ou ce feu qui ne se consume jamais?
Cette passoire percée ou ce cuir inusable?
Engages-toi!
Le monde a besoin de ce feu, de ce cuir, de toi.

Aimer

"Tout ce qui n'est pas donné est perdu."

"Si tu pardonnes, tu aimeras;
si tu aimes, la lumière de Dieu se répandra sur toi." Christopher MacCandless.


Oh ça oui Alphonse, je suis loin d'être parfaite, d'ailleurs je ne recherche même plus cela... Ce que je cherche? A aimer, à aimer... Je suis désolée pour ces accès de colères, de mauvaises humeurs, ces "non" que je prononce avant même de réfléchir à ce qui m'est demandé... Toutes ces réactions de protection, toutes ces réactions...

"Aimer c'est tout donner, et se donner soi-même" dit la petite Thérèse.
La sainteté n'est pas réservée qu'à quelques êtres d'exception, elle est un chemin, un horizon pour tout un chacun. Je veux aimer, je veux t'aimer, je veux T'aimer, engageant toute la liberté que Tu m'as donnée.

Toute à Toi.

samedi 16 février 2008

Country

Etat de mon coeur ce soir: état country, Horse Whisperer
"Aimer à cause des malgré"
chante notre amie québecoise...

Into the Wild

Mika

jeudi 14 février 2008

Je t'aime

Parlez-moi d'amour

mercredi 13 février 2008

Henri Salvador

Moi, je l'aimais bien.
Un modèle de regard porté sur la vie,
notamment pendant sa vieillesse.
90 ans, c'est un bel âge
pour "mourir en pleine forme".
Quelles chansons nous offriras-tu,
quand nous viendrons un jour te retrouver?

La Mécanique du Coeur


En créant ces articles, je découvre toujours de nouvelles choses...
Je cherchais un "site officiel de Mathias Malzieu" et je trouve de nouveaux petits bijoux:

Là, Dyonisos, sûr, c'est cette fille aux très longs cheveux, amie de Maria, en 2000, qui m'en a parlé la première. Dans la même veine que Les Têtes raides, La Tordue, Les Ogres de Barback, Les Hurlements de Léo..., alors, oui, j'aimais, pourquoi pas...
Mais quand j'ai reçu ce livre en présent de Noël de la part de mon frère, je n'avais pas vu que l'auteur était le chanteur de ce groupe. Intriguée par le titre, j'ai commencé à le lire, en imaginant que l'auteur était un nouveau jeune écrivain... Mais en repérant que l'histoire commence à Edimbourgh, je me suis demandée si c'était une version originale ou une traduction, alors j'ai regardé ce qu'on disait de l'auteur et voilà, j'ai découvert.
La couverture n'est pas seule dans le style de Tim Burton. Celui-ci a-t-il déjà écrit des livres? Si oui, alors il doit écrire un peu comme Mathias Malzieu. Trois soirs de suite, j'ai lu et uniquement lu la première page. Les mots fondaient dans mes yeux comme des flocons de neige délicieux. Mes pupilles se régalent comme si elles étaient des papilles. Pire, je mets de côté dans mon esprit bien des images révélatrices d'un regard tout à fait poétique et aiguisé...
J'en suis à peu près à la moitié. Et non, je ne me dépêcherai pas de finir cette lecture pour clore cet article. Non. Un mets si délicieux, je le fais durer. Il ne repose pas loin de mon chevet.
Merci Rémy, c'est étonnant de ta part de m'offrir un livre, un roman de surcroît, un roman comme celui-là davantage. Le médecin voudrait-il se mettre à soigner un petit peu ces mécaniques-là aussi?

La Rêveuse d'Ostende

Je l'ai lu aussi parfois en marchant, surtout la première nouvelle. J'ai surtout apprécié la première et la troisième; je les ai toutes trouvées fascinantes.


A apprendre par coeur par les amants de tout bord: le menu de la rêveuse...


La première fois que j'ai entendu parler de Eric-Emmanuel Schmitt, c'était en faculté, printemps 2003. En cours de "Littérature et psychanalyse", nous avions tout un choix de livres dans une liste, j'avais pris Le Visiteur, d'un certain Eric-Emmanuel Schmitt. Ce livre, je l'ai lu, relu et rerelu, il me passionnait. La dissertation orale que j'avais dû effectuer devant le professeur m'avait alors valu un 17/20 dont j'avais été bien fière; je me souviens que j'avais développé toute une argumentation autour de "savoir et pouvoir"...
La deuxième fois, c'était l'an dernier, en voyant que la pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran était jouée au prieuré de Charrières. Je vous laisse cliquer sur le lien...
Et puis j'ai entendu parler de la sortie de ce recueil de nouvelles.
Enfin, se joue bientôt Oscar et la dame rose au sein de la communauté.
Je ne fais que découvrir les oeuvres de cet auteur. Il est bon de savoir, dans un petit coin de soi(e), que de petites merveilles sont à explorer...

En cliquant ici, vous accéder au site officiel de cet auteur.
Bon voyage!

Oiseau

« Il était une fois un oiseau, doté d'une paire d'ailes parfaites aux plumes étincelantes et aux couleurs merveilleuses. Bref, un animal fait pour voler librement dans le ciel, à la plus grande joie de ceux qui l'observaient.

Un jour, une femme vit cet oiseau et s'en éprit. Elle le regarda voler, bouche bée d'admiration, le coeur battant la chamade, les yeux brillants d'émotion. Il l'invita à l'accompagner, et ils volèrent ensemble en complète harmonie. Elle admirait, vénérait, célébrait l'oiseau.

Mais un jour la femme pensa: « Peut-être aime-t-il découvrir les montagnes lointaines? » Elle eut peur. Peur de ne plus jamais éprouver cela avec un autre oiseau. Et elle se sentit jalouse – jalouse du pouvoir de voler de l'oiseau.

Elle se sentit seule.

« Je vais lui tendre un piège, pensa-t-elle. La prochaine fois que l'oiseau apparaîtra, il ne repartira plus. »

L'oiseau, qui était lui aussi très épris, revint la voir le lendemain. Il tomba dans le piège et fut emprisonné dans une cage.

Chaque jour, la femme le contemplait. Il était l'objet de sa passion, et elle le montrait à ses amies, qui s'exclamaient: « Tu es une personne comblée! » Cependant, une étrange transformation commença à se produire: comme l'oiseau était à elle et qu'elle n'avait plus besoin de le conquérir, la femme s'en désintéressa. L'animal, qui ne pouvait plus voler ni exprimer le sens de sa vie, dépérissait et perdait son éclat, il enlaidit – et la femme ne lui prêtait plus attention que pour nourrir et nettoyer sa cage.

Un beau jour, l'oiseau mourut. Elle en fut profondément attristée, et ne cessa dès lors de penser à lui. Mais elle ne se souvenait pas de la cage, elle se rappelait seulement le jour où elle l'avait aperçu pour la première fois, volant, heureux, aussi haut que les nuages.

Si elle s'était observée elle-même, elle aurait découvert que ce qui l'avait tellement émue chez l'oiseau, c'était sa liberté, l'énergie de ses ailes en mouvement et non son aspect physique. »




Paulo Coelho, Onze minutes.

Onze minutes

Paulo Coelho est un des écrivains les plus lus au monde.
Sur son site officiel, vous pouvez accéder à l'ensemble de ses ouvrages.
Le premier que j'ai lu de lui, en octobre 2006, est le fameux livre L'Alchimiste. Le mystère et la beauté qui se dégageait de cette oeuvre m'ont envoûtée. J'ai alors acheté Le Pélerin de Compostelle. Cela m'a paru plus mystérieux, presque occulte, mais j'ai bien aimé, (cela m'a donné une manière un peu étrange d'appréhender les chiens que je rencontre lors de mes balades solitaires!) Je me suis procurée, peu avant Noël 2006, le dernier ouvrage de cet auteur: Le Zahir. J'ai été un peu déroutée. C'était intéressant, mais oui, cela ne me rejoignait pas tant que cela. En discutant un peu avec une amie, elle m'a conseillé de lire Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré et elle m'a dit qu'elle avait lu aussi de Paulo Coelho, Onze minutes, un livre racontant l'histoire d'une prostituée. Je n'ai pas lu celui qu'elle m'a conseillé (cela viendra, sans doute, peut-être), mais j'ai reçu ce Noël 2007 Onze minutes. J'ai très peu lu, j'ai très peu vu, aussi, sur le sujet de la prostitution (vous me dites einh, si je me livre trop dans ce blog public, einh?), mais finalement c'est un sujet qui me captive. Enfin, je nuance: la manière dont Paulo Coelho traite le sujet me captive. Première page: citation des Evangiles. Pas de jugement, ni extérieur, ni intérieur. Il s'agit d'une introspection, sans poids moral culpabilisant, humiliant, asservissant. Nous entrons alors dans de vraies questions, des questions que je portais en moi, sans jamais les avoir formulées, même mentalement. Libérateur. Comment se peut-il que la sexualité se soit désacralisée/ se désacralise? Il y est un texte qui m'habite désormais; si Paulo Coelho passe par là (on ne sait jamais!), j'espère qu'il ne sera pas embêté que je le cite dans l'article suivant. Il est volontairement tronqué. Il m'habite de cette manière. Je vous laisse la liberté d'en voir la fin si vous le souhaitez, par vous-même.
J'ai lu la quasi totalité des pages de ce livre en marchant. Je lisais une page, un paragraphe, une phrase, cela suscitait des choses en moi, je baissais le livre, je laissais les mots se déposer et résonner, puis quand le silence revenait, un peu, je reposais mes yeux sur la page... J'y ai aussi compris, un peu plus, pourquoi j'ai une telle affection pour Marie de Magdala. Si vous décidez de lire Onze Minutes, je vous en souhaite une lecture tout aussi nourrissante.

Lectures

Cela fait un petit bout de temps que je finis des ouvrages qui me plaisent et que je me dis que je vais en toucher un mot ici.
Alors voici, quelques petits articles qui vont suivre à ce sujet.

Pour Noël, j'avais demandé et j'ai aussi reçu sans demander, des livres, de bons livres.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de romans. Tout l'an dernier, j'ai surtout lu des livres de témoignages de vie: Jony, Le Cadeau de Hannah, Fournaise, Dans l'Enfer des tournantes... (Merci bibliothécaire et conseillère Lydia!) Ce genre de lectures ne m'étaient alors pas tout à fait communes. J'avais pour elles mis de côté les fictions. J'aime aussi les fictions, en ce qu'elles permettent qu'on s'y investisse, pour peu qu'elles soient suffisamment crédibles, tout en pouvant se dire que c'est imaginaire, au cas où cela devienne trop violent (ce n'est qu'une manière de se protéger, pas de nier la réalité). Les livres de témoignage ne m'ont pas amené à être dégoûtée de la réalité, mais à mieux comprendre et admirer comment il peut nous être donner de la transcender. Les deux démarches sont finalement très proches, l'imaginaire et la réalité s'"exprimêlent" parfois de manière tellement similaire et tellement révélatrice l'une de l'autre...

Je vais ainsi vous présenter successivement quelques impressions sur trois romans reçus à Noël, trois livres dont, de manière tout à fait bienveillante, je vous recommande la lecture. Il s'agit de Onze minutes de Paulo Coelho, La Rêveuse d'Ostende de Eric-Emmanuel Schmitt et de La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu. C'est parti!

Gastro-entérite

Comment donc, j'ose parler de ce sujet dans mon blog public? Un sujet "plus bas que terre"?
Déjà, j'aime bien de temps en temps choquer un peu et puis:
1/ Je ne vois pas pourquoi certains sujets seraient plus bas que d'autres. La bassesse d'un sujet ne provient-elle pas de son traitement? La maladie et les fonctions vitales, dont celle de déféquer, font bel et bien parties de la vie!
2/ Je rends complètement grâce à Dieu de m'offrir ce nouveau petit miracle. Certains verront dans cette remarque de l'humour, voire de l'ironie, peut-être même, et cela je ne l'espère pas, une offense. Dieu m'offre pourtant une manière facilitée d'entrer dans le Carême. Et qu'est-ce que le Carême, si ce n'est se mettre davantage à communier avec les personnes en souffrance (Jean-Mars, Emilienne... je vous comprends mieux)? Celles dont les fonctions vitales sont désorganisées, celles dont le sommeil est troublé, celles qui se sentent faibles et ont froid du fait d'un manque d'énergie (Mamy Vonette je te comprends mieux), celles qui ont soif, celles qui ont faim, celles qui n'ont pas accès à une variété et une palette de saveurs telle qu'elles en rêveraient, par manque d'argent, d'approvisionnement ou par maladies telles que le diabète (Papy et Claudette je vous comprends mieux) ou le cholestérol (Brigitte D., Philippe, je vous comprends mieux)?
Certes, on n'a pas besoin d'avoir eu toutes les maladies pour être médecin. Mais il ne s'agit pas là de soigner, il s'agit là de communier, davantage.
3/ Dieu est grand. Cette gastro-entérite m'affecte suffisamment pour provoquer un arrêt de travail, mais pas au point que je perde mes capacités mentales, émotionnelles et spirituelles. Si le corps ne suit pas bien, je peux continuer à travailler des choses que je ne peux faire que dans le calme et la solitude et pour lesquelles autrement je n'ai pas le temps ou que trop peu. J'ai du temps aussi pour prier davantage, notamment pour les personnes que souvent j'évoque simplement, faute de temps, celles ancrées dans une souffrance à long terme... Bien sûr, ce que je vis n'est pas comparable avec ces souffrances, mais ce n'est pas une histoire de vivre comme ces personnes, simplement de communier avec elles, un peu.

Marthe Robin priait pour que le Carême ne soit pas un moins, mais un plus, un "redoublement". Elle disait: un "redoublement d'amour". Si vous comptez les mots "davantage" ou "plus"qui apparaissent dans ce que je viens d'écrire, comprenez-vous pourquoi je remercie Dieu de permettre que je sois affectée, pour cette première semaine de Carême, d'une gastro-entérite?

dimanche 10 février 2008

Le chêne, le roseau et le vent

Sur un de mes chemins préférés, j'ai vu que un de mes chênes préférés était déraciné et qu'on l'avait coupé en tronçons. J'ai eu mal pour lui. J'ai posé ma main sur un des tronçons, je l'ai senti et chose que je n'ai jamais eu la patience de faire, j'ai compté les anneaux que je voyais de son tronc: 75. Ce chêne avait 75 ans. Que de choses a-t-il dû voir et vivre cet arbre, même si je sais qu'un chêne peut vivre bien plus longtemps...
Du coup, je me surprends à me dire: "et si mes cendres finalement ne seraient pas mieux au pied un roseau..." et je me surprends encore alors à penser au roseau coupé d'où sort le secret du Roi Marc'h ... Finalement, mes cendres n'appartiendront qu'au vent et le vent n'appartient finalement qu'à Dieu... Finalement... Chuuuut...

Drôme des collines

En triant mes photos, je tombe sur ces deux-là prises le dimanche 20 janvier dernier et je ne peux m'empêcher de vous les offrir...

Ben oui, moi j'la trouve belle la Drôme des collines, résolument!

Madison Gospel

Pierre, originaire d'Alsace, m'a fait le cadeau de cette découverte.

Vous avez le blues? Envie de fraîcheur, de ciel bleu et de bulles de champagne, allez hop là, on clique:

ici.


Je n'adore pas tout, mais je mets tout de même plusieurs chansons en boucle...
Ca pétille, c'est gai, c'est priant.

You put a song in my soul
And I want to let it out;
Your Spirit in my life,
Well, it makes me want to shout!
I'm moved to sing
With ev'ry beat of my heart.
You put a song in my soul
When you made me.

jeudi 7 février 2008

Vent frais, vent du matin...

Je suis venue te chercher. Tu n'étais pas là. Peut-être tant pis, peut-être tant mieux.
Ce qui est un peu dur, c'est de savoir que je ne te reverrai pas avant un bout de temps. Une semaine, je crois, c'est parfois long, c'est parfois long...
Je crois que Dieu le veut ainsi.
Peut-être choisiras-tu de rester? Aujourd'hui, tout laisse à croire que tu partiras.
Je crois que Dieu le veut ainsi. Et peut-être moi aussi... Je n'aime pas les oiseaux en cage, leurs plumages ternis et rayés me rendent triste. Envole-toi toi aussi! Un vent t'amènera peut-être proche de moi... peut-être...

Vincent ce soir: "parles-moi français s'il te plaît!"
"Si tu ne me parles pas français, je ne peux faire que des hypothèses"!

Oscar et la d'âme rose

Feu de cheminée, de nouveau.
Mon amie Brigitte M. et moi, à côté d'elle. Je lui lis Oscar et la dame rose, dont le spectacle va bientôt être représenté ici. Nous sommes seules. Salon rouge, feu qui crépite. Je lis à voix haute, comme si j'étais seule, j'y mets toute mon âme. Du coup, je sens Brigitte sourire, je l'entends rire, je la sens laisser couler et vibrer d'émotion. Je laisse bien les silences, comme je le ferai dans une lecture complétement solitaire, ainsi l'histoire sonne et résonne. J'ai lu les deux premières lettres. Demain, la suite, l'après-midi. Elle doit être aussi impatiente que moi. Peut-être ai-je la difficulté supplémentaire de posséder le livre et d'avoir ainsi la possibilité de le dévorer d'ici demain. Mais mon ventre ne prendra pas le dessus, ce serait trahir Brigitte et peut-être même Oscar.
Bonne nuit.

Puzzle

J'ai plusieurs pièces entre mes mains. Je ne suis pas bien sûre de les avoir toutes. Je crois que je les aurai en temps voulu. Je ne suis pas bien sûre non plus de bien les voir toutes. J'ai un début de cadre, parfois je crois voir une image. J'essaie d'assembler les pièces, ce n'est pas toujours très facile. Je ne vois pas encore bien ce que ce puzzle représente.
Mais j'ai confiance en Dieu.
La Drôme est belle.
Ciel magnifique. Soleil ce matin doux d'acacia.

Deux mots d'hier: redoublement et réparation, j'en reparlerai... peut-être

mercredi 6 février 2008

In utile

"Y'a bien des gens qui n'ont rien à faire..."
Les mots couteaux viennent se planter en moi.
C'est une insulte à mon égard, mais aussi à l'égard des personnes dont je m'occupe. Je sais que je ne devrais pas réagir ainsi, mais je suis en colère et je me mets à parler.

Je suis remuée. J'y vais quand même. Je monte cette côte dans la nuit. Mes amis s'installent dans le véhicule et nous voici partis. Le foyer nous accueille avec un beau feu de cheminée et de la musique africaine. Nous nous asseyons sur les coussins. Chacun prend une place. On est bien. On pourrait ne rien faire, juste être là. On est bien. Pierre fait tirer un morceau de papier dans le plateau. Dessus est écrit le nom d'un conte africain. Il commence à lire. Nous voici avec les crocodiles, les serpents et les fleuves impétueux. Nous voici avec Bitiou, Bitêtes et Bicorps. Nous voici avec Le conte des échanges. Brigitte D. est derrière Pierre, un peu comme une amoureuse, un peu comme une soeur. Annie est à côté de moi. Brigitte M. lance à Claudette qui est devant le feu: "déplace-toi, tu te brûles le cul!" "ooooh Brigitte". Nous sommes peut-être bien vingt-cinq personnes et l'attention est palpable. Nous sommes toute ouïe et toute présence.
Ce genre de soirée est-elle inutile? N'avons nous rien à faire? Eh bien, peut-être, et alors? Et si le but de notre vie était de ne pas être utile? Et si notre valeur ne se quantifiait ni en argent, ni en études, ni en travail, ni à l'avoir, ni même en faire? Et si notre valeur venait de la présence que nous émanons. "Nous ne sommes pas fait pour travailler, nous sommes fait pour aimer" ai-je entendu ce week-end...
Alors, non, je ne suis plus en colère. Je plains ces gens de ne pas savoir s'asseoir près d'un bon feu et d'amis qu'ils aiment, tout simplement. Je les y inviterais bien... Mais cela serait-il utile?

Du feu, des cendres, mon âme se détend, le début d'un chemin, peut-être complétement inutile, et alors?

"Sur son visage, plus d'amertume."

Politesse?

"Ca compte aussi la gentillesse
Ca fait passer le quotidien"
C'étaient des mots d'une chanson que j'écoutais souvent, petite. Je me souviens que Papa l'aimait beaucoup et aimait la chanter. Je ne me souviens plus des autres paroles.

Terminale L, ma professeur d'anglais me dit: "les mots "gentil" et "méchant", "nice", "bad" font partis d'un vocabulaire d'enfant, cucu." Je les ai rayé de mon vocabulaire.
Je retrouve le mot "gentil" parfois, un peu, aujourd'hui.

"C'est la séance du matin", dit ma grand-mère. Elle vient de sortir de la salle de bains, propre, sous son peignoir, elle s'asseoit sur son lit. Je viens, m'asseois à ses pieds, prends le petit tube de crème à la lavande, elle pose un pied sur mon genou, je lui masse doucement le talon, lui repose son pied, elle pose son deuxième pied sur mon autre genou, je lui masse doucement ce talon. Moment privilégié. Mamy sourit. J'aime beaucoup donné ces gestes-là. Depuis que je lui fais cela, Mamy garde plus longtemps ses collants. Et "merci", "je t'en prie".

Secret d'un couple fêtant leurs noces de diamant, 60 ans, en Belgique:
"Comment avez-vous fait pour rester aussi amoureux?"
Est-ce qu'ils vont le dire, ou pas? Ils font monter les enchères. Puis oui, ils le disent:
"Eh bien, chaque soir, nous nous offrons l'un à l'autre un "merci" et un "pardon"." Toutes leurs journées depuis leur premier jour de mariage étaient orientées vers ce merci et ce pardon qu'ils s'offriraient.

Plus que de la politesse, plus même que du respect, c'est cet élan et cette ouverture constants vers plus de paix et de communion qui nous permet d'être heureux, je crois.

"Sur son visage, plus d'amertume."

lundi 4 février 2008

El et là

Hello,

Non, non, je ne vous ai pas oublié.
J'ai écrit, écrit, écrit, couvert près d'un cahier de 200 pages d'encre et de mots et maintenant, je ne sais plus quoi écrire.
Recopier ce que j'ai écrit? Oui, ben pas aujourd'hui!

J'étais où?
Au coeur de l'Arche.
Son coeur palpitant.
Celui qui me répond si facilement.

Géographiquement, cela se situe dans l'Oise, près de Compiègne, à Trosly-Breuil.
En fait c'est potentiellement dans le coeur de chacun de nous.

Se connecter à ce lieu me libère, me fait grandir, me soulage, m'apporte une joie immense et une grande paix, un énorme élan pour avancer aussi et pour respirer, droite, unifiée, davantage.

Et je retrouve aujourd'hui mes amis: Brigitte M. avec son éternelle casquette de gavroche enfoncée sur la tête qui me dit "on s'est ennuyée sans toi!" comme si de rien n'était, Brigitte D. qui s'empresse de me prendre fort dans ses bras, Carole qui me regarde si magnifiquement avant de me caresser le visage, Véronique P. et son regard pétillant: "tu nous as manqué", gentleman Alain... Eux tous... C'est bien pour eux que je suis là. Pour eux et pour tous ceux pour qui je veux me battre. Pierre. Il va partir en Palestine, Bethléem, l'Oasis (trois morts aujourd'hui là-bas dans un attentat). Oui... Et moi?

J'ai confiance.

mercredi 23 janvier 2008

Carole 2

"Bonjour Carole (je lui prends une main)
- Bonjour Zabeth (elle me caresse la main)
- Comment ça va Carole?
- Bien (sa voix chante)
- Tu as bien dormi?
- Oui (sec)" Et elle continue de se balancer.

"Attention Carole, je mets un rock. Tu es prête?
- Oui (sec)
Wouap wouap wouadouwap wouap wouap wouap
Carole tombe sous le choc. Mais ça va, elle sourit en se balançant.
- Ca va Carole?
- Oui (sec)."

Carole s'est mis en retrait du groupe, elle le regarde. Elle a l'air de ne pas en perdre une miette. C'est à mon tour de faire le "chef" au milieu. Chacun doit faire pareil que moi. Et me voici à genoux, à quatre pattes, à me rouler, à m'amuser sur la musique. Et Carole se met à applaudir en riant: "Zabeeeth", "Très bien Zabeth!"

Ce soir, messe. Guitare, avec Annie. Magnificat. Je fais un contre-chant.
Carole se balance, sur un des bancs, derrière. La chapelle est comble. J'entends soudain: "Zabeth" comme si elle disait un mot d'amour. D'ordinaire, si je peux lui répondre, je dis "Caroleth" ou "Carolineth" ou "ma Caroleth". Applaudissement en riant: "très bien Zabeth"!

Au début, je n'aimais pas qu'elle m'appelle Zabeth. J'essayais de lui faire répéter mon prénom. Syllabe après syllabe, elle y arrivait, mais très vite, "Zabeth" réapparaissait. J'ai vu un jour que le prénom d'Elisabeth, d'où est tiré le mien, signifie: "maison de Dieu". Orgueilleuse comme je suis, depuis, cela ne me dérange plus. J'adore quand Carole m'appelle comme cela. J'adore quand Carole m'appelle, tout court.

A table, si soudain elle me repère, elle dit sur le ton du soulagement: "ah elle est là, Zabeth!", avec un grand sourire.
I love you ma belle Carole!